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Michaella Vellien: la persévérance au féminin

18 janvier 2015, 16:02

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Michaella Vellien: la persévérance au féminin

L'enthousiasme et la ténacité. Ce sont ces qualités qui ont permis à Michaella Vellien de réussir. La jeune Mauricienne, installée à Londres, a bravé plusieurs obstacles avant que ses projets n'aboutissent. «Avec le soutien, la persévérance et les bonnes personnes dans votre entourage, vous pouvez définitivement réussir», déclare-t-elle. Agée de 29 ans, elle est depuis un an et demi, Business Quality Consultant pour la compagnie Capita Asset Services en Angleterre. L'entreprise se spécialise dans les services d'externalisation financière pour les institutions, corporates et clients privés à travers le monde.

 

«La compagnie fait partie du Financial Times Stock Exchange (FTSE 100), elle est classée 49eme sur cette mesure et figure parmi le top 100 en Angleterre», confie la jeune femme. Exerçant au sein du département de l'assurance qualité, elle se charge de l'analyse des problèmes et de l’amélioration des services. «Mon département est un peu comme la brigade policière interne de la compagnie. C'est une responsabilité remplie de défis, face aux collègues mais aussi vis-à-vis du consommateur dont l’intérêt est prioritaire», indique Michaella Vellien, qui a grandi à Grand-Baie. Mais les défis ne lui font pas peur, car pour en arriver là, elle n'a cessé d'en relever. 

 

Un carrefour économique en ébullition

 

Ancienne élève du collège de Lorette de Port-Louis, Michaella Vellien détient une licence en management de l’université de Maurice. Elle a ensuite travaillé chez Contraste, une agence publicitaire, comme assistante de projet. La jeune femme était chargée d'effectuer des recherches pour les clients et compétiteurs pour les besoins de branding. Cela a duré de juin 2007 à octobre 2008. Par la suite, elle a été embauchée par DCDM Marketing Research comme analyste de recherche. Ses responsabilités : réaliser des recherches et procéder à des analyses de données.

 

En 2013, elle se marie et avec Roody. Son époux et  elle décident de poursuivre leur rêve : étudier à l’étranger. C'est ainsi qu'elle met le cap sur Londres pour une maîtrise en Marketing Management, à l’université du Middlesex. 

 

Assoiffée de connaissances, la jeune femme veut également découvrir de nouvelles cultures, d'autres horizons, apprécier l'art musical, théâtral et culinaire. «Londres permet de faire toutes ces choses», soutient-elle. Selon elle, «Londres est un carrefour économique en ébullition avec une diversité de personnes, issues de différentes cultures et un multi-linguisme. Ces éléments composent la richesse de cette ville qui regorge de talents».

 

Les rêves plein la tête, le couple arrive dans la capitale anglaise. Et là, c'est le début d'une dure adaptation. «C’était un gros challenge car nous avions atterri au beau milieu de la crise financière. Le marché de l'emploi était très instable. Pendant mes études, il était vraiment difficile de décrocher un boulot d’étudiant. J'avais postulé un peu partout, dans les fast-foods, dans les boutiques etc, en vain»,  confie Michaella Vellien. Elle persévère et grâce au soutien de quelques amis, elle décroche un travail dans un café.

 

Quelque mois plus tard, elle est employée comme Merchandise vendor. Ce job lui permet uniquement de payer son loyer. Bien que sa priorité demeure ses études, elle poursuit sa quête pour un emploi stable. Pour cela, les conseils de ses amis lui servent de repères. Bientôt, la jeune femme complète son programme universitaire. «Étudier à Londres a été une riche expérience, avec un accent particulier sur le côté pratique, l’échange des connaissances, les discussions de groupe plutôt que d'apprendre par cœur. C'est un peu moins académique que l’université de Maurice mais je dois dire que notre institut mauricien constitue une base solide qui nous prépare aux études internationales.»

 

La réalité londonienne

 

De là, commence sa recherche pour un emploi permanent. Une difficulté majeure quand on immigre. La jeune femme affronte bien des obstacles à ce niveau. Car il y avait essentiellement des postes sur contrats temporaires à pourvoir. Puis le marché professionnel est des plus compétitifs. «C’était vraiment difficile. Au final, vous êtes rempli de doutes et vous vous sentez impuissant et démoralisé», dit-elle. Roody, son époux, la soutient au mieux pour qu'elle surmonte toutes ces épreuves. Quelque temps plus tard, elle est recrutée par Capita Asset Services au service de l'assurance qualité. Et c'est enfin la lumière au bout du tunnel. Dans ce domaine, Michaella Vellien doit accomplir plusieurs tâches, parfois des plus complexes.

 

«Tout d'abord, j'analyse toute plainte faite par les clients sur une base journalière. L'objectif est d'identifier la source du problème et de recommander les améliorations possibles. Il s'agit également de voir la façon dont la compagnie a géré ces plaintes, en conformité avec le respect des droits des clients», explique la consultante. Sur le marche financier, il est vital de bien gérer la clientèle, ajoute-t-elle. Et c'est là où se situe le plus gros enjeu de sa profession. Car l'analyse du système interne appelle à devoir parfois remettre en question la gestion du personnel, parfois même ceux dans diverses hiérarchies : «Ce travail peut nécessiter de revoir les procédures existantes ou des chiffres présentés par les effectifs. Il faut être prêt à le faire, c'est pour cela que c'est vraiment «challenging». Il faut faire attention aux détails et user de diplomatie.»

 

Des qualités insufflées par Hervey, son père, gestionnaire d'un Bed and Breakfast. «Il n'a jamais suivi un cours de marketing mais il m'a appris que le client est toujours roi», relate-t-elle. Son autre modèle est Marie-Noëlle, sa mère, couturière, qui a l’œil pour les petits détails et est créative et perfectionniste. Une autre source d'inspiration est son mari. Il est membre du groupe Rezistans ek Alternativ et du groupe Abaim, et ne cesse de lui transmettre son amour pour l’humanité.

 

Bien partie sur sa lancée, la jeune femme souhaite devenir une experte en assurance qualité. «Et peut-être un jour, créer ma propre entreprise en consulting ou une compagnie virtuelle.»

 

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