Dans les jardins du… Vivéa Business Park

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Benoit Mariette, General Manager d’ESP Landscapers, devant le rond-point menant à ENL House.

Benoit Mariette, General Manager d’ESP Landscapers, devant le rond-point menant à ENL House.

Né de la reconversion du complexe sucrier de Mon-Désert-Alma, à partir de 2009, le Vivéa Business Park, fleuron de l’immobilier de bureau du groupe ENL, relie agréablement passé et présent dans son architecture et sa flore. Découverte.

Le Vivéa Business Park, centre d’affaires qui s’étend sur une superficie de 45 arpents à Moka, revisite avantageusement le concept du centre d’affaires. Dès que l’on s’engage dans l’allée principale, bordée de palmiers de Manille (Veitchia merrillii) au fin stipe et aux fruits rouges caractéristiques de l’espèce, le ton est donné. En ces lieux qui, jusqu’en 2007, vivaient au rythme de la sucrerie de Mon-Désert-Alma, le passé des bâtiments et de la végétation a rendez-vous avec la modernité propre à un business park dernier cri aussi bien sur le plan du design que des facilités offertes, dont la fibre optique.

La création et l’entretien des jardins du Vivéa Business Park ont été confiés à ESP Landscapers, filiale d’ENL spécialisée dans l’aménagement paysager. Le General Manager de l’entreprise, Benoit Mariette a le sourire et la volubilité des passionnés. À la vue d’un vénérable chalta (Dillenia indica) chargé de fruits, il nous explique que la préservation des  essences existantes, sur la propriété, est l’un des principaux critères que son équipe et lui ont pris en considération, en ligne avec l’une des valeurs phares d’ENL : la sauvegarde du patrimoine. Aux espèces exotiques et indigènes ou endémiques déjà présentes, le paysagiste est donc venu ajouter de jeunes sujets, tels les lataniers de l’île Ronde (Latania loddigesii) ou les palmiers dattiers (Phoenix dactylifera). Benoit Mariette se souvient aussi qu’à l’inauguration de la première phase du centre d’affaires, «le 12 décembre 2012», 12 plants de notre Trochetia boutoniana national ont été mis en terre, symboliquement. Cette phase

comprend le siège social du groupe, ENL House, le 1827– clin d’oeil à la fondation de l’ancienne sucrerie –, La Distillerie et Valetta House.

L’une des pièces maîtresses des jardins de Vivéa est le rondpoint, en face d’ENL House. Le Duranta gold, lumineux, y entoure et rehausse les teintes bleu violet et bleu ciel des agapanthes et du plumbago. Au centre, l’eau jaillit d’une fontaine dont la vasque est ornée de têtes de lion.

Avant le rond-point, Benoit Mariette attire notre attention sur les rails autrefois utilisés pour transporter la canne à sucre. ESP Landscapers, nous dit-il, s’en est servie comme jalons pour la plantation «bien linéaire» de l’herbe fontaine (Pennisetum setaceum) et de la citronnelle, «qui rappellent quelque peu la canne».

À gauche d’ENL House, audelà d’un pan de mur de l’usine préservé en l’état, un espace commun offre aux occupants des bureaux de Vivéa «une aire de repos dans un cadre très plaisant»,nous confie notre interlocuteur en nous dirigeant vers La Piazza. Là encore, le lien entre passé et présent est palpable : la grande roue de la sucrerie plante le décor. Le soft landscaping, soit la végétation, fait écho au pavage ou hard landscaping, les motifs en demi cercle des sentiers complétant ceux des couvresol et vice-versa pour évoquer la forme circulaire des chaudières de l’usine. Deux d’entre elles, toutes fleuries, sont d’ailleurs placées devant ENL House.

À La Piazza, la flore comprend le Crinum mauritianum, l’Alternanthera pourpre, le Duranta repens à fleurs mauves, la sansevière, les héliconias (Heliconia psittacorum), les palmiers royaux (Roystonea oleracea) et dans des structures carrées agrémentées de bancs : le  Bauhinia galpinii et le goyavier royal (Lagerstroemia speciosa). Benoit Mariette souligne ici que les couvre-sol plantés dans ces grands contenants en béton seront appelés, au fil du temps et des tailles, à prolonger la forme de leur support.

Nous terminons notre visite par la découverte de deux jardins intérieurs. Tout d’abord celui se trouvant au rez-de-chaussée d’un bâtiment occupé depuis octobre 2014 : The Factory. Ce jardin, aux allures de sous-bois, réunit des Philodendron xanadu, Spathiphyllum, fougères nid d’oiseau (Asplenium nidus), Nephrolepis, bois de chandelle (Dracaena reflexa) et autres Alocasia entourés de copeaux de bois (mulching). Enfin, retour à ENL House où un puits de verdure et ses palmiers multipliants constituent une véritable bouffée de fraîcheur pour le personnel et les visiteurs.

 L’un des lataniersde l’île Ronde déjà présentssur la propriété.

 Les anciens rails ont servi de jalons pour la plantation de l’herbe fontaine, de la citronnelle, du bambou nain et des héliconias, entre autres.

Les jardins intérieurs de The Factory (ci-dessus), et d’ENL House .

 Vues de La Piazza qui intègre les vestiges de l’ancienne usine.

Le Schefflera actinophylla panaché dessine des motifs abstraits sur la façade du 1827.

 La libre croissance du bambou fait ressortir le design épuré d’ENL House.

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