Courrier des lecteurs : «Faudra-t-il conseiller aux touristes de rester dans leur hôtel et de ne sortir qu’en taxi?»

Avec le soutien de

De retour en France, nous tenons à vous signaler ce qui nous est arrivé le dimanche 28 décembre à Pamplemousses.

Mon mari et moi revenions à pied de l’Aventure du sucre et nous voulions prendre le bus pour revenir à Grand-Baie où nous logions depuis le 16 décembre.

Nous marchions, l’un derrière l’autre, du côté droit de la route, sur le sentier bordant la M2. Nous nous trouvions entre le carrefour M2 et B18 et le carrefour M2 et l’Aventure du sucre. Il était 16 heures.

Mon mari marchait à quelques mètres devant moi et tout d’un coup, j’ai ressenti un violent coup de poing dans le dos. Je me suis retournée et j’ai à peine eu le temps de voir mon agresseur qui a tiré violemment mon sac en bandoulière et m’a projetée en contrebas par–dessus la glissière de sécurité.

Il fallait que je sois au sol pour qu’il s’empare de mon sac.

J’ai hurlé en tombant, tandis que mon agresseur a pris mon sac (qui contenait un parapluie, un porte-monnaie, des roupies et des euros), ainsi que divers objets mais pas de papiers, ni carte bancaire, ni portable.

Je suis tombée dans un fossé assez profond et ma tête a dû heurter quelque chose. Bilan  : une ouverture de 4 cm à la tête, des ecchymoses sur tout le corps et le pied droit douloureux .

Des automobilistes sont venus à notre aide, je saignais abondamment. Mon mari, voulant me secourir quand il a entendu mes cris, s’était précipité sur l’agresseur. Il a eu les lunettes cassées (des lunettes de vue à verres progressifs).

Des officiers de police sont arrivés et ont attendu le chef. J'ai même une photo de cet incident.

J’ai été emmenée dans la voiture de police à l’hôpital de Pamplemousses, où j’ai reçu des points de suture et j’ai dû faire des radios.

Ensuite, il a fallu faire un interminable rapport au poste de police de Pamplemousses avant de rentrer à notre hôtel. Il était plus de 20 heures.

Impossible d’avoir un double du constat. Le policier a promis de «nous l’apporter avant  mercredi à notre hôtel».

Le mardi matin, rien. Mon mari a téléphoné au poste de police: «Vous n’avez qu’à venir le chercher».  Et le charmant policier a raccroché !

Nous étions à Grand Baie, mon pied avait doublé de volume et était devenu noir. Mes ecchymoses me faisaient souffrir, je préférais rester allongée au calme.

J’ai contacté le consul de France à Maurice qui a trouvé «inadmissible» la façon de faire des policiers. Il les a contactés, mais effectivement, nous devions nous déplacer.

Mercredi matin, nous avons donc pris un taxi, et il nous a fallu une bonne heure de palabres, les policiers ne voulaient pas nous donner ce rapport...

Finalement, on eu un papier, rédigé en anglais, racontant très succinctement l’histoire et contenant des menaces. «Ne rien raconter à la presse», était-il écrit, et ce, par deux fois. Rien ne figurait au sujet de la perte des objets, ni des lunettes de mon mari.

Nous sommes maintenant en France, et je peux communiquer librement !

Ce sont sans doute de jeunes toxicomanes qui nous ont agressés. Mais c’est l’attitude des policiers de Pamplemousses qui m’a profondément choquée.

Maurice est une petite île, beaucoup de choses doivent se savoir… Ils sont sans doute des jeunes du coin...

Avant de partir, je lisais l’express et je n’avais pas l’impression que les touristes étaient en insécurité à Maurice s’ils respectaient certaines règles : pas de bijoux et de tenues ostentatoires.

Faudra-t-il conseiller aux touristes de rester dans leur hôtel et de ne sortir qu’en taxi ?

Ou de choisir une autre destination ?

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires