Bande-son contre les Jugnauth : des policiers présents sur le terrain devront témoigner

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Des politiciens ainsi que des policiers seront appelés à témoigner dans le cadre de l’enquête sur l’utilisation d’une bande sonore diffamant les Jugnauth.

Des politiciens ainsi que des policiers seront appelés à témoigner dans le cadre de l’enquête sur l’utilisation d’une bande sonore diffamant les Jugnauth. 

L’enquête sur l’enregistrement diffusé par la défunte alliance PTr-MMM, diffamant Kobita Jugnauth et sa famille, se poursuit. Alors que l’ex-Premier ministre et d’autres politiciens devront se soumettre à l’exercice de questions-réponses, il ressort que les policiers présents lors du meeting de Rivière-du-Rempart devraient également être appelés à témoigner.

Toutefois, ces policiers se sont montrés réticents à aider les enquêteurs. Qu’il s’agisse d’agents de la force régulière, du National Security Service (NSS) ou de la Very Important Persons Security Unit (VIPSU) chargés de la protection des ministres, aucun ne veut se mouiller.

D’un côté, les membres de la VIPSU estiment qu’ils doivent une certaine loyauté à ceux qu’ils ont servis. De l’autre, les agents du NSS étaient quasi en mission clandestine et tous les fichiers concernant leur travail de terrain sont partis en fumée au lendemain du dépouillement des votes. Beaucoup rechignent à venir de l’avant, par crainte de représailles si jamais les travaillistes retournaient au pouvoir…

Mais, les enquêteurs sont désormais en possession de vidéos qui prouvent qu’ils étaient bien sur les lieux au moment où la bande sonore avait été diffusée et commentée par les animateurs du meeting. Ces policiers réticents pourraient donc être contraints à parler malgré tout.

Valse de politiciens

Des politiciens sont, eux, attendus au CCID cette semaine. D’ici le vendredi 2 janvier, tous les dirigeants de l’alliance Parti travailliste (PTr)-Mouvement militant mauricien (MMM) présents au meeting du 8 décembre à Rivière-du-Rempart devraient être interrogés. L’ex-Premier ministre, Navin Ramgoolam, Cader Sayed-Hossen, Mahend Gungapersand et Jayen Cuttaree sont concernés, après l’inculpation de Mahen Utchanah vendredi. Sans compter que Pradeep Jeeha, qui a également parlé de l’enregistrement dans une de ses réunions politiques, devrait également être inculpé cette semaine.

Selon nos recoupements d’information, les enquêteurs souhaitent procéder avec minutie pour ces interrogatoires. C’est pourquoi le parquet a été sollicité pour donner son avis sur la meilleure façon de procéder. Pradeep Jeeha a pu quitter les Casernes centrales sans être inquiété, la semaine dernière, en demandant à écouter l’enregistrement d’origine,  où on l’entend faire la promotion de la bande sonore. Or, la police s’était contentée de la bande sonore qui est sur le site de l’express. Un incident qu’ils veulent à tout prix éviter.

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