Ministères : comment les attributions sont fixées

Avec le soutien de
Arvin Boolell, l’ex-ministre des Affaires étrangères, explique que les différents ministères doivent être complémentaires

Arvin Boolell, l’ex-ministre des Affaires étrangères, explique que les différents ministères doivent être complémentaires.

Économie océanique, Catastrophes naturelles, Innovation, Bonne gouvernance... Autant de nouveaux portefeuilles créés par le Premier ministre (PM) dans l’optique de s’attaquer à de nouveaux challenges. Nous avons souhaité en savoir plus sur les procédures en vue de former un cabinet, de créer des maroquins et de définir les attributions de chaque ministère. Nous avons interrogé pour cela deux anciens ministres: Arvin Boolell, ex-ministre des Affaires étrangères, et Cader Sayed-Hossen, ex-ministre du Commerce et de l’industrie.
 
 
Les deux ex-ministres expliquent d’emblée que c’est le PM, entouré d’une équipe de techniciens, qui fixe les attributions des ministères. Ces fonctions sont clairement définies et chaque ministère a un rôle précis à tenir, avec l’appui d’un certain nombre d’organismes parapublics placés sous sa tutelle.
 
 
Arvin Boolell précise toutefois que si les rôles sont bien définis, un organisme parapublic peut avoir des attributions qui correspondent à un autre ministère que celui dont il dépend. «Il y a une idée de complémentarité entre les différents ministères. Par exemple, celui de la Santé et de la Qualité de la vie pourrait travailler avec celui de l’Environnement pour améliorer la qualité de la vie», explique Arvin Boolell. Cette superposition est inévitable, explique l’ancien ministre : «Si chaque ministre conserve jalousement ses attributions, il sera plus difficile de travailler au sein d’un gouvernement.» Même si, de toute évidence, un organisme parapublic ne peut travailler avec tous les ministères, précise l’ex-ministre, la collaboration reste de mise.
 
 
Ainsi, le PM est celui qui prend les décisions par rapport aux différents portefeuilles et lorsqu’il établit son cabinet. Il cherche alors à réorganiser les maroquins ou à en créer de nouveaux, en fonction du contexte et des besoins.
 
 
Cader Sayed-Hossen explique ainsi que le PM dispose de pouvoirs très étendus : il a toute latitude pour créer, ou fusionner des ministères, car «cela n’est pas fixe». Toutefois, dans le cadre d’une alliance, comme cela a souvent été le cas dans le passé, il y a toute une série de tractations et de négociations qui entrent en jeu dans le but de satisfaire tous les leaders au sein de ladite alliance. «Je pense que le PM attribue alors les ministères à ses partenaires, et ce sont eux qui décident à qui attribuer les postes», explique Cader Sayed Hossen.
 
 
Il poursuit en expliquant que la liste est envoyée au président de la République, qui notifie par lettre officielle les ministres désignés. Ces derniers reçoivent alors également la liste de leurs attributions. Pour la prestation de serment, les ministres sont informés par téléphone. Ce serment est fait par les nouveaux ministres uniquement, pas par ceux ayant déjà occupé un poste de ministre dans le passé.
 
Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires