Bérenger impute la défaite à un «vote sanction» contre Ramgoolam

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Paul Bérenger s’est montré particulièrement vindicatif contre certains médias au lendemain de sa «défaite cuisante» aux urnes.

Paul Bérenger s’est montré particulièrement vindicatif contre certains médias au lendemain de sa «défaite cuisante» aux urnes.  

«Ce n’était pas un vote d’adhésion à l’alliance Lepep, mais un vote sanction contre Ramgoolam». Telle est la lecture du leader du MMM, au lendemain de la «défaite cuisante», selon ses termes, subie par l’alliance PTr-MMM aux élections. La première conférence de presse du MMM après la débâcle, qui a eu lieu à l’hôtel Labourdonnais ce samedi 13 décembre, a été centrée sur l’analyse du choix de l’électorat mauricien. 
 
Un choix que «respecte» et «accepte» le parti du cœur, n’a pas manqué de souligner Paul Bérenger. « Nous ne chercherons pas de bouc émissaire, et nous n’avons aucune amertume », a-t-il ajouté. Cependant, les boucs émissaires étaient déjà trouvés : Navin Ramgoolam et la presse. 
 
D’après le patron des mauves, «nous savions qu’il y avait un sentiment anti-Ramgoolam», mais les instances du parti ne s’attendaient pas à ce que ce sentiment soit autant propagé. «Et Ramgoolam a fait ce qu’il fallait faire pour que ce sentiment grandisse», a-t-il ajouté, en parlant de «gaffes» et de déclarations offensantes du Premier ministre sortant. Il a notamment fait référence à la métaphore du pêcheur de requin.
 
Navin Ramgoolam avait durant la campagne un «ton arrogant», soutient Paul Bérenger. Selon celui-ci, «la population méritait un ton d’humilité de sa part».  Le MMM, a-t-il fait valoir, n’a «défendu aucun des scandales dénoncés depuis 2005». Il a également répété qu’il n’y a pas eu «l’ombre d’un scandale» depuis que l’alliance entre les rouges et les mauves a été officialisée.  
 
Le prochain chef de l’opposition s’est aussi attaqué à «une certaine catégorie de la presse», citant Radio Plus, Top FM et l’express. D’après le leader du MMM, qui a démenti les rumeurs de «step-down», ces médias ont réalisé un «matraquage quotidien et infect» de l’électorat pendant la campagne. Il s’est montré particulièrement vindicatif envers l’express, et plus encore envers un de ses journalistes, qu’il a traité d’«agent infect».
 
Paul Bérenger a souhaité «bonne chance» au pays, non sans se montrer «très inquiet» de son avenir. Il a évoqué, entre autres, «certains des élus» de l’alliance Lepep «tels que Raj Dayal». Ivan Collendavelloo a également été la cible de critiques acerbes de la part de son ancien leader. «Il n’y a personne au MMM qui prend Ivan au sérieux», a-t-il argué. 
 
Le leader du MMM a également annoncé un «renouvellement des instances» de ce parti en février. L’assemblée des délégués élira 20 membres de la direction des mauves, tandis que les comités régionaux en choisiront 20 autres.
 
 
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