Le leadership de Bérenger suscite des tiraillements au sein du MMM

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Alan Ganoo a été cité comme potentiel successeur de Paul Bérenger à la tête du MMM.

Alan Ganoo a été cité comme potentiel successeur de Paul Bérenger à la tête du MMM. 

À qui, ou à quoi, attribuer la récente défaite électorale du MMM ? Selon la réponse officielle qui sera donnée à la conférence de presse du leader des mauves prévue ce samedi 13 décembre à 11 heures, les résultats sont dus à l’impopularité de Navin Ramgoolam. Pourtant, dans les coulisses du MMM, on digère mal cette explication, non sans montrer le leader du doigt. Les noms d’Alan Ganoo ou d’Ivan Collendavelloo sont cités à voix basse pour reprendre la barre.

Toutefois, de telles contestations faites dans l’ombre par le passé ont été vaines. Cette fois encore, rien n’indique que l’exaspération de certains membres du MMM ira plus loin. «Dans toute grande démocratie, quand un leader mène son parti vers la déroute, que fait-il ?», se demande un membre du bureau politique (BP) mauve. Ce dernier ricane de manière sarcastique lorsqu’on lui demande si Paul Bérenger a l’intention de laisser la place. 

Reste qu’au sein du parti, l’explication selon laquelle la défaite est à imputer à l’impopularité de Navin Ramgoolam ne fait pas l’unanimité. «Ce n’est pas Ramgoolam l’unique responsable. Dans les circonscriptions n° 5 à 13, il y a eu un rejet massif de Bérenger lui-même», argue notre source. Certains ont exprimé cette opinion lors de la réunion spéciale du  BP tenue hier. D’aucuns avancent que le MMM devrait «faire son mea culpa».

Une idée que le leader aurait rejetée. «Il y a encore beaucoup d’arrogance, explique un autre membre du BP, il n’accepte pas qu’il a mal agi envers les militants et la presse. Toutes les opinions contraires à la direction sont réprimandées. Il n’y a plus de démocratie au MMM.»

Est-ce assez, cependant, pour remettre en question le leadership de Paul Bérenger, surtout quand Ivan Collendavelloo, fraîchement élu au sein de l’alliance Lepep, tend publiquement la perche ? Pour cela, il faudrait que quelqu’un ose défier ouvertement le leader incontesté. Impossible ? «Je crois que cette semaine, nous avons eu la preuve que rien n’est impossible», fait remarquer une de nos sources.

Alan Ganoo est également cité comme potentiel successeur même s’il a été l’architecte de l’alliance avec le PTr. «C’est un candidat valable. Il n’a agi que sous les instructions de Paul Bérenger», fait comprendre notre source.

Au BP, ils sont plusieurs à continuer à défendre leur leader, malgré les premiers  murmures de mécontentement. «Notre leader n’a pas été rejeté par le peuple. Il a été élu, explique notamment un de ces fi dèles, il a résisté à un cyclone de classe 6. Donc, il n’y a pas de raison de parler d’Ivan !» 

 
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