Elections: les petits partis, des perdants… mais heureux quand même

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Sheila Bunwaree, Jack Bizlall, Roshni Mooneram et Maharajah Madhewoo ont tous obtenu plus d’un millier de voix aux législatives.

Sheila Bunwaree, Jack Bizlall, Roshni Mooneeram et Maharajah Madhewoo ont tous obtenu plus d’un millier de voix aux législatives.

Il a pris la 7e place avec 3 479 voix sur 30 488. Qu’à cela ne tienne, Jack Bizlall se dit loin d’être déçu. D’autant plus que l’objectif du leader de l’Entente pour la démocratie parlementaire (EDP) était de contrer le projet de deuxième république. Comme lui, Sheila Bunwaree, leader du Parti justice sociale, explique qu’il fallait «barrer la route à deux dictateurs». Tandis que Roshni Mooneeram, leader d’Ensam, accueille favorablement ce changement de régime, expliquant qu’il s’agit là d’un «vote  sanction».

«Notre but a toujours été les élections municipales et rurales», explique le leader de l’EDP. Et depuis que l’Alliance Lepep a obtenu 47 députés au Parlement, le syndicaliste ne cache pas sa joie. «Je suis enchanté», souligne Jack Bizlall. Et de soutenir que l’alliance Lepep ne peut pas être pire, comparée au «Ramgoolamisme».  «Que ce soit sur le plan économique, social ou moral. Je crois que la population l’a bien compris», fait ressortir le syndicaliste.

Même son de cloche du côté de Roshni Mooneeram, leader d’Ensam. Elle a obtenu 1 344 votes au no 18, mais elle se réjouit surtout du fait que «les Mauriciens ont voté avec intelligence». «Il y a cette masse silencieuse qui a très bien compris les enjeux de la deuxième république. Ils ont su dire non avec fermeté à Paul Bérenger, vendeur du MMM et au régime  dictatorial de Navin Ramgoolam.» A son avis, les Mauriciens ont basculé vers l’alliance Lepep parce que c’était le seul parti qui faisait le poids face à l'alliance PTr-MMM. Pour elle, il s’agit d’un «vote  sanction qu'autre chose".

Au no 20, avec 2 324 voix, Sheila Bunwaree, leader du Parti justice sociale, partage aussi cet avis. Pour elle, c’est l’alliance Lepep et les partis émergents qui ont contribué à «barrer la route à deux dictateurs». Elle estime qu’il y a eu un déclic bienfaisant.

Maharajah Madhewoo, leader de The Liberals, en 6e position au no 13 avec 2 830 votes, ne cache, pour sa part, pas son mécontentement. «Je suis déçu car j’ai travaillé d’arrache-pied au niveau national». Pour lui, la population ne sait pas choisir le meilleur candidat. Ils ne font que «suivre la tendance». Et d’exprimer ses craintes par rapport au fait que «les Jugnauth puissent devenir comme un système ramgoolamiste».

Sur cet aspect, Jack Bizlall se dit inquiet quant au fait que l’alliance Lepep a obtenu une majorité de plus de trois quarts au Parlement. «Il faut rester vigilant vis-à-vis d’eux», enchaîne Maharajah Madhewoo. «Nous allons mener la vie dure à ceux qui dépassent la limite de l’acceptable», ajoute, lui, le syndicaliste.

Sheila Bunwaree espère, quant à elle, que l’alliance Lepep transformera la société comme elle l'a promis. Elle souhaite que la société soit confrontée à plus de «méritocratie». Alors que Roshni Mooneeram affirme qu’elle veillera à ce  que l’alliance Lepep tienne ses promesses. 

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