Alan Ganoo : «Je ne m’attendais pas à ce que le dégât soit aussi sévère»

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Alan Ganoo entouré des membres du MMM, à l’issue du bureau politique à Rose-Hill, ce vendredi 12 décembre.

Alan Ganoo, entouré des membres du MMM, à l’issue du bureau politique à Rose-Hill, ce vendredi 12 décembre. 

«Lors de ces derniers jours, j’ai réalisé que la campagne était beaucoup plus ‘tough’ qu’on le croyait. Mais comme beaucoup de personnes je ne m’attendais pas à ce que le dégât soit aussi sévère». Cette déclaration est signée Alan Ganoo. Au lendemain de la défaite du MMM en alliance avec le PTr, le leader adjoint du parti confie qu’il était principalement en faveur de cette coalition car l’une des conditions était que Paul Bérenger  devienne Premier ministre. C’était à l’issue du bureau politique mauve à la rue Ambrose, Rose-Hill, ce vendredi 12 décembre. 
 
«Il le méritait. C’était l’occasion godsend pour qu’il devienne le PM. Dans ce contexte, j’ai prôné l’alliance PTr-MMM et je ne le regrette pas. Le MMM allait avoir un PM pour cinq ans, c’était suffisant pour moi pour bouger dans cette direction», déclare-t-il. Cependant, ajoute-il, au fil de la campagne, «l’électorat a sanctionné l’alliance. On accepte sa décision». 
 
Selon lui, plusieurs facteurs expliquent la défaite du PTr-MMM, dont, entre autres, l’organisation de la campagne. 
 
Celui qui a été l’architecte de l’alliance rouge-mauve explique que «ce n’était pas une décision personnelle. Je ne la regrette pas, j’étais au service de mon parti», confie-t-il. 
 
Mais, après la défaite du PTr-MMM, «il y a une réflexion à faire au sein du parti. Lors de la conférence de presse, demain, Paul Bérenger annoncera les décisions qui s’imposent». 
 
Mais d’ores et déjà, selon les recoupements d’information, il semblerait bien que cette alliance avec les Travaillistes a été enterrée. Et c’est ce que Paul Bérenger s’apprêterait à confirmer à la presse lors de ce point de presse.
 
Elu au no. 14 : «Je crois j’ai fait de la politique autrement»
 
Comment expliquer que la seule circonscription qui n’a pas été conquise par l’alliance Lepep est la sienne ? Alan Ganoo attribue sa huitième élection à sa relation personnelle avec le no. 14. «Je crois que j’ai fait de la politique autrement. Pendant ces longues années que j’ai été au no. 14, j’ai été un député à l’écoute de mes mandants. Que ce soit au gouvernement ou dans l’opposition, je n’ai jamais décliné les sollicitations et requêtes de mes mandants», déclare-t-il. Et de poursuivre : «Je dis souvent aux jeunes candidats qu’il faut bâtir sa relation avec sa circonscription. Depuis le début de la campagne, j’avais prédit un 3-0 au no. 14 car je savais que la circonscription allait me refaire confiance.»  
 
Selon le leader adjoint du MMM, «le no. 14 est une est une véritable îile Maurice mosaïque, où il n’y a pas de majorité ou de minorité. Et j’ai tout le temps fait de la politique en tenant compte qu’un député doit pouvoir créer sa réputation en étant à l’écoute à sa circonscription». 
 
Veda Baloomoody, élu au no. 1, déplore, lui, «le taux d’abstention massif» à ces élections. Un résultat qui découle, selon lui, de «la façon dont la campagne s’est déroulée. On n’a pas réussi à convaincre tous les militants pour qu’ils acceptent l’alliance PTr-MMM». Cela dit, il se dit «fier que l’électorat a préféré  s’abstenir et non adhérer à l’alliance Lepep». 
 
Pour le député sortant mauve, la défaite de l’alliance PTr-MMM ne s’agit pas d’un rejet de Navin Ramgoolam et de Paul Bérenger. Mais il décrie des «dérapages» lors de la campagne. Ce qui aurait «blessé les militants». 
 
Elu au no. 3, Aadil Ameer Meea se dit triste que son colistier Aslam Hosenally n’ait pas été élu. «Il faut souligner que l’école Idrice Goomany avait fermé ses portes pendant 45 minutes. Les gens n’ont pas pu voter. Cela a pesé lourd dans la balance, autrement Aslam Hosenally aurait pu se faire élire», estime-t-il. Et d’ajouter que «j’ai hâte de me retrouver au parlement pour continuer le travail que j’ai l’habitude de faire. Maintenant que c’est l’alliance Lepep qui sera au pouvoir, je vais veiller à ce que ses promesses soient tenues. Bonne chance au nouveau gouvernement».  
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