N° 11: bataille jusqu’au coup de sifflet final, taux de participation élevé

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À St-Hubert, des danseuses ont assuré le spectacle en pleine rue, le mercredi 10 décembre.

À St-Hubert, des danseuses ont assuré le spectacle en pleine rue, le mercredi 10 décembre.

Intense. S’il est un mot qui peut résumer la journée d’hier, mercredi 10 décembre, dans la circonscription n° 11, Vieux-Grand-Port–Rose-Belle, c’est bien celui-là. Jusqu’à la dernière heure, les deux grands blocs ont fait front pour ne pas céder la moindre parcelle de terrain à l’adversaire.

«La bataille n’est jamais terminé tant que la cloche de 6 heures n’a pas sonné», déclaraitun candidat de l’alliance PTr-MMM pour motiver ses troupes à Rose-Belle vers 15 heures. Et en effet, jusqu’à l’heure de la fermeture des bureaux de vote, personne n’a jeté l’éponge. Qu’ils soient rouge-mauve ou orange-bleu-blanc, les activistes ont été présents sur tous les fronts, assurant l’ambiance.

Sur les 42 590 électeurs enregistrés dans cette circonscription, 34 653 se sont rendus aux urnes. Avec 81,36%, il s’agit du deuxième plus fort taux de participation de ces élections.

Hier, certains n’hésitaient pas à répéter qu’ils se dirigeaient vers une victoire sans appel de 60-0. D’autres se montraient plus mesurés, comme cet activiste rouge à New- Grove: «Nou kapav pa pou gagn par 8 000-10 000 vot, me nou pou gagne. Pa fer nanye mem si li 15 vwa me nou pou gagne!»

Les candidats des deux alliances ont adopté la même stratégie d’occupation du terrain: ils se sont séparés pour assurer une présence permanente dans toute la circonscription. Le chef de file de l’alliance PTr-MMM à Vieux-Grand-Port–Rose- Belle, Arvin Boolell, a fait du porte-à-porte dans les villages côtiers entre Petit-Sable et Quatre-Soeurs de 10 heures à midi. De leur côté, ses colistiers Sundee Beedassy et Sanjeev Ghurburrun se sont relayés à Saint-Hubert et Nouvelle-France.

Dans le camp de l’alliance Lepep, Prem Koonjoo a commencé sa journée dès 6 heures et était encore sur pied aux petites heures du matin: «Je n’ai dormi que deux heures. J’étais encore dans la circonscription à 4 heures du matin», confie-t-il. Et aux alentours de 14 heures, il n’avait pas encore été voter dans sa circonscription d’origine, le n° 5, Pamplemousses-Triolet.

Quant aux électeurs, ce n’est qu’en début d’après-midi qu’ils ont commencé à se présenter en nombre aux différents centres de vote. Et la tendance s’est intensifiée jusqu’à la fin de la journée. Peu avant 18 heures, des vans et des voitures causaient un gros embouteillage à Nouvelle-France, au niveau de la Mahatma Gandhi Secondary School. Ces véhicules déversaient leur flot de retardataires, ceux que les activistes des deux bords sont allés «grate» pour ne pas perdre le moindre vote.

Malgré tout, l’ambiance est restée bon enfant tout au long de la journée. C’est en musique qu’on se toisait entre adversaires : c’était à qui aurait la plus grosse sono ou qui passerait les chansons qui déstabiliserait ceux d’en face. À St-Hubert, des danseuses assuraient le spectacle en pleine rue.

Il n’y a pas eu d’incident notable à signaler, sauf dans le cas d’un électeur qui s’est servi de son téléphone portable pour prendre en photo son bulletin de vote.

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