Sir Anerood Jugnauth: «Les Mauriciens sauront choisir»

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Le leader de l’alliance Lepep se dit confiant d’une large victoire aux dépens de l’alliance de l’Unité et de la Modernité. Sir Anerood Jugnauth table sur un vote-sanction et affirme que 50% des militants désapprouvent le rapprochement entre Paul Bérenger et Navin Ramgoolam. L’express a vainement essayé d’obtenir un entretien avec le Premier ministre sortant. Que ce soit à travers son entourage ou ses proches conseillers.
 

Comment va l’alliance Lepep depuis dimanche ?

Elle est en très bonne santé ! Je vois, par contre, que l’alliance Parti travailliste-Mouvement militant mauricien (PTr-MMM) pe vinn de pli en pli fay. Ils ne cessent de se faire des croche-pieds et Navin Ramgoolam, lui, persiste à insulter Paul Bérenger ainsi que les militants. Je n’arrive toujours pas à comprendre comment celui-ci peut digérer les propos de son allié sur sa pêche au requin. Je trouve bizarre, connaissant son caractère, qu’il n’ait pas encore réagi.

Aviez-vous prévu, en quittant la State House en 2012, de mener campagne contre Paul Bérenger ?

Tout le monde connaît les circonstances de mon départ du Réduit. C’est lui qui m’a convaincu de démissionner. En me disant que le pays pe koule et qu’il était de notre devoir de le sauver. C’est lui qui est venu à ma rencontre. Il a parlé pendant plus de deux heures. Il m’a dit tout le mal qu’il pensait de Navin Ramgoolam, de ses ministres et des institutions gangrenées par la pourriture.

Linn telma touss mo leker que j’ai fait mon retour à la politique active. J’avais fait une croix dessus, en 2003, lorsque j’ai été fait président de la République. J’ai cru en sa sincérité. Que le Remake 2000 allait affronter les prochaines élections ensemble.

Nous avions cependant des renseignements qu’il y a eu des koz koze entre Ramgoolam et lui. Quand on soulevait la question lors des rencontres hebdomadaires à La Caverne, les membres de l’état-major du MMM montaient sur leurs ergots, juraient que c’était faux.

Paul niait tout trois fois de suite… Sak fwa mo soulev sa kestion la, li saute, li dir zame zame zame. Il m’a assuré qu’il n’y aurait, dorénavant, plus de koz koze sur la réforme électorale avec Ramgoolam. Qu’il allait attendre que le projet de loi soit soumis devant le Parlement.

Je me suis confié aux membres du Mouvement socialiste militant (MSM). Je leur disais que j’avais des doutes sur l’avenir du Remake 2000. Je n’imaginais pas Paul en alliance avec Ramgoolam. Je me suis trompé. Je pensais plutôt qu’on allait vers un three-cornered fight pour les prochaines élections.

Après la fête d’anniversaire en mon honneur, après m’avoir fait manger un morceau de gâteau, il est parti conclure son alliance avec Ramgoolam. Il a alors justifié la cassure du Remake 2000 par les tactiques dilatoires qu’userait Pravind dans le procès qui lui est intenté dans l’affaire MedPoint. L’avocat de Pravind a juste soulevé un point de droit.

L’excuse de Paul était minable. Les militants ne gobant pas son histoire, il en a inventé d’autres. Maintenant on sait, après les déclarations de Ramgoolam, qu’un gro morso lui a été offert.

Vous êtes-vous bagarré avec lui pour que Pravind Jugnauth soit le n°3 d’un éventuel gouvernement MSM-MMM ?

Ecoutez, je ne me suis jamais bagarré avec Paul. Li pe invant bann zistwar. Savez-vous que j’ai insisté pour avoir Vishnu Lutchmeenaraidoo comme ministre des Finances? Il a refusé. Il m’a suggéré le nom de Reza Uteem. Il me disait qu’il y avait beaucoup de pression de la part des musulmans. E ki si pa fer sa, bizin blie vot musulman

Reza Uteem était-il le seul musulman crédible au MMM ?

Je ne sais pas moi ! Laissez-moi terminer… J’ai fini par accepter sa demande. Puis, il y a eu la question du front bench. Il voulait le placer comme n° 3. Je lui ai fait part du fond de ma pensée. Pour moi, il était logique que le leader du MSM soit le n° 3. Que Reza Uteem soit n° 3 ou 4, quelle différence ça allait-il faire ? Est-ce que cela allait amoindrir sa position aux Finances ?

Sa mo lopinion sa. Li finn amerde. Vremem linn amerde. Je lui ai dit que j’étais un homme de principes et que j’allais en parler à Pravind. Ce dernier m’a dit qu’il n’y voyait aucun inconvénient. Monn dir Pravind al dir Bérenger pena problem. Problem-la inn rezoud. B ki problem li pe koze?

Un mois après, Paul est venu soulever l’arrivée présumée de Xavier Duval au sein de l’alliance. Il voulait qu’il soit le n° 4. Je lui ai rappelé que la nouvelle alliance entre le MSM et le MMM était basée sur l’accord de 2000. Là aussi Pravind a dit qu’il était ok.

Pravind Jugnauth n’a-t-il pas eu un rôle trop effacé dans le Remake 2000 vis-à-vis de Paul Bérenger ?

Pravind n’a jamais eu un rôle effacé…. Paul pa kontan li pou enn simp rezon. Quand on était au gouvernement, on voulait apporter une dose de proportionnelle dans le système électoral. Le but principal était de permettre à certaines communautés d’être mieux représentées. Sans bouleverser le verdict des urnes. Il ne fallait pas, comme c’est arrivé à Rodrigues, que l’équipe ayant obtenu une majorité se retrouve subitement en minorité.

Paul a profité que je sois parti au Réduit pour essayer de faire voter ce texte de loi. Je suppose qu’il a dû le faire exprès. Pravind a refusé. Il faut dire que l’avais déjà mis en garde sur ce dossier. Depuis cet épisode, Paul a été particulièrement amer envers Pravind.

Certaines personnes disent que Kobita Jugnauth aurait donné un nouveau souffle au MSM. Quelle est votre opinion à ce propos ?

Mo pa kapav reponn lor la. Cette éventualité n’a jamais été abordée avec moi. Moi, je n’ai aucune objection à ce qu’une femme dirige le MSM, voire le pays. D’ailleurs, on va nommer Ameena Gurib-Fakim comme présidente de la République.

Une campagne électorale à votre âge, n’est-ce pas trop dur ?

Ziska ler mo truv mwa korek ! Je ne sais comment le public me juge. Mon âge ne m’a pas empêché de faire une bonne campagne.

Quel est votre secret ?

Je suis un régime alimentaire strict. Je ne touche pas à l’alcool depuis plus de six ans. Je ne mange rien de graisseux. Je m’abstiens de manger aux réceptions auxquelles je suis invité. Et je ne grignote pas entre les repas. Je ne bois que de l’eau. Du jus frais de temps en temps. Je ne touche pas aux produits en boîte. Je suppose que c’est ce qui me garde en forme. Pena lot sekre. Lot sekre la ar bondie.

Que vous a conseillé lady Jugnauth lorsque le Remake 2000 est parti à l’eau ?

Vous savez, Sarojini m’a toujours mis en garde. Elle m’a conseillé de ne pas faire confiance à sa boug la. Moi, je me disais que, malgré les pressions qui ont été exercées sur moi, je lui ai cédé le poste de Premier ministre au bout de trois ans. Je suis et je reste un homme de parole. Pour moi, il ne pouvait qu’être reconnaissant envers moi et ne pouvait donc pas me trahir.

Paul est un homme pressé. Il a voulu être Premier ministre immédiatement. Et pour tout un mandat. Je ne sais pas ce que Ramgoolam a pu lui promettre d’autre pour qu’il me trahisse. Quand il a pris sa décision, les instances du MMM n’ont fait qu’accepter. Elles sont, après tout, composées de suiveurs.

Je sais que des militants ne sont pas d’accord avec cette alliance mais ils ont peur de le lui dire. Beaucoup d’entre eux sont en train de délaisser le MMM. J’estime que 50% d’entre eux ont déjà abandonné le navire.

Comment expliquez-vous que deux poids lourds doivent sortir les grands moyens face à un «kamion salete»?

C’est Ramgoolam qui nous a traités de kamion salete…. Lalang pena lezo. Li bate kuma li kontan. Li batt fol. Il a oublié qu’il s’est appuyé sur des petits partis en 2005 pour revenir au pouvoir. Je suis actuellement avec le Parti mauricien social démocrate (PMSD) avec lequel j’ai déjà travaillé. Le seul nouveau parti avec moi est le Muvman Liberater d’Ivan Collendavelloo. On sait comment ce parti a été créé. Ivan a claqué la porte du MMM car il veut sauvegarder les principes des militants. Kisann la li pe appel salete ? Parso bann koze la mem, telma li amerd mwa, kumsa mem mo vinn vulger !

Comment expliquez-vous la dynamique de l’alliance Lepep ?

Je dois être franc avec vous. Quand le PTr et le MMM ont conclu une alliance, je voyais déjà un cinglant 60-0. Quand le MSM a organisé son premier meeting en solo à Rivière-du-Rempart, je ne pouvais croire qu’autant de monde se soit déplacé et j’ai revu mon analyse.

On a organisé d’autres meetings et on a vu des foules plus compactes que lorsqu’on était dans le Remake 2000. Je me suis dit que les Mauriciens sont sensés et qu’ils vont sanctionner Ramgoolam. L’alliance Lepep est née lorsque le PMSD nous a rejoints. Ivan était alors déjà avec nous. C’est aussi simple.

Une de vos promesses porte sur la distribution d’eau. Mais qu’avez-vous fait durant les 16 ans que vous avez été Premier ministre ?

Il n’y a jamais eu autant de pénurie qu’aujourd’hui. C’est moi qui ai initié le projet de Midlands Dam. Bagatelle Dam est aussi mon projet. Je voulais des terrains auprès de certaines propriétés sucrières pour le réaliser. Le site avait déjà été identifié par des experts.

Quand Ramgoolam est revenu au pouvoir en 2005, il a choisi un site alternatif rien que pour ne pas traiter avec les sucriers. Pour les raisons que tout le monde sait. Azordi guete ki pe arrive. Terin la pa retenir delo. Delo pe ale. Laissez-moi vous dire qu’on aura des problèmes avec cette digue d’ici quelques années à cause de ces mauvaises décisions.

À mon retour au pouvoir en 2000, j’ai conclu un accord avec l’Union européenne pour remplacer de vieux tuyaux. La Banque européenne d’investissement  a accepté de nous avancer un milliard de roupies pour ce chantier. Encore une fois, Ramgoolam a annulé le projet quand il a été élu en 2005.

À quoi attribuez-vous la défaite de 2005 ? L’alliance MSM-MMM avait un bon bilan pourtant. Est-ce l’arrogance du pouvoir ?

Ou kone nu bizin fran lor la… Quand Paul s’est présenté comme Premier ministre pour cinq ans, une partie de l’électorat n’y était pas favorable. Voilà la vérité. Ne savez-vous pas que Ramgoolam avait mené campagne là-dessus? Il demandait à l’électorat rural de choisir entre lui et Paul. Il trimballait deux photos. L’une de lui, l’autre de Paul. Sous la sienne était écrit Ram, sous celle de son nouvel allié, Rawan (NdlR : démon). Il disait à cet électorat de choisir…

Ou est-ce parce qu’il mettait son nez dans tous les dossiers ?

Il y a aussi de cela. Son conseiller spécial Jean-Mée Desveaux était très mal vu par certains ministres et autres hauts fonctionnaires. Zot ti bien amerde. Zot pa ti dizer so bann interferans. Ils disaient qu’il était bien bien méprisant. Moi, je ne le connais pas. Il était à tous les comités. Les fonctionnaires ne pouvaient le sentir.

Au 21e siècle, n’est-ce pas la compétence qui doit primer pour celui qui aspire à diriger le pays ?

Je suis tout à fait d’accord. Combien de Mauriciens pensent comme nous ? Dites-le moi ? Sa nu lopinion ! C’est pour cela que je lui ai cédé le fauteuil de Premier ministre. Less mo dir ou ! Pour les élections de 2005, des agents sont venus m’interpeller. Ils m’ont invité à demander à Paul de ne pas se porter candidat au poste de Premier ministre.

J’ai dit non. Ils m’ont dit que si c’est ainsi, ils vont travailler pour les travaillistes. Attendez ! Savez-vous que même Rajesh Bhagwan, Jayen Cuttaree et Alan Ganoo m’ont dit la même chose ? Ils ont peur de dire ces choses-là à Paul en face ! Moi, je n’ai rien voulu y faire. J’étais en porte-à-faux. J’étais président de la République. Je ne pouvais me mêler de la politique active. Mo ti dir zot al koz ek li. Me zot per. Zot dir zot pa kapav.

Mettez-vous à la place de Paul : il aurait pensé que je voulais favoriser mon fils. Un groupe du secteur privé a même rencontré Paul. Il l’a insulté. Linn dir zot get zot bizness. Depi kan zot interess zot ek politik. Linn donn zot garanti li pe gagne !

Vous avez été à Plaine-Verte la semaine dernière. L’électorat a-t-il pardonné vos écarts de langage ?

Zame mo finn ena ekar de langaz. Ekskiz mwa ! Enn ferfout ekar de langaz mo pa finn ena. Mes adversaires ont détourné mes propos. Eoula, mo enn boug tro relizie pu insilte Coran. Je ne suis pas un athée comme certaines personnes en politique. J’ai le plus grand respect pour toutes les religions. De même que pour tous les livres sacrés.

Les religions sont comme des routes. Elles mènent toutes à Dieu. Vous pouvez être hindou, musulman ou chrétien mais il n’y a qu’un seul Dieu. Si je suis né hindou, ça doit être pour une raison. Pa lezot dimoun ki pou dir mwa monn mal ne.

La vérité c’est que Mouammar Kadhafi a fait circuler un tract dans le pays dans lequel il insultait des composantes de la nation. Ou kwar dan enn pei Moris kot mo Premie minis mo pou less sa pase ? Mo pou less enn lager relizie eklate dan mo pei ? J’ai convoqué l’ambassadeur de la Libye et je lui ai dit que ces insultes, ces insanités ne pouvaient être tolérées. Je n’ai même pas parlé du Coran.

La Hindu House vous donne sa bénédiction. Que s’est-il passé pour qu’elle retourne sa veste ?

La Hindu House ? Franchement, je ne saurais vous dire. Je n’ai aucune explication. Zot mem zot kone ki va et vient zot inn fer. Mais, à la fin, je les félicite d’être revenus à la raison.

Etes-vous toujours d’accord que les dirigeants de ces groupements défendent leurs seuls acquis ?

Parfaitement. Ils disent agir au nom de toute une communauté. Li pa korek. Car aujourd’hui, les Mauriciens sont intelligents. Ils sauront choisir. C’est pourquoi on voit souffler un vent de changement. Depuis que le Remake 2000 n’est plus, toutes les communautés confondues sont derrière nous.

Quelles seront vos relations avec ces groupements si jamais vous reveniez à l’Hôtel du gouvernement ?

Je n’ai jamais eu de relations spéciales avec ces groupes lorsque j’ai été Premier ministre. Mais je reconnais qu’ils existent.

Raj Dayal est-il un candidat crédible ? Il a déjà été pointé du doigt pour malversations dans l’octroi de contrats par la police...

Est-ce qu’il a déjà été condamné ? Jugé coupable ? C’est Ramgoolam qui a monté toute une cabale contre lui rien que parce que je l’ai nommé. Il y a quelques jours, il a fait transférer un policier parce que ce dernier a eu l’amabilité d’ouvrir ma portière. Avez-vous oublié comment Ramanooj Gopalsing a été remercié ? Bondie kone ki so rezon. Li bizin ziss so bann yesmen ! Nous avons actuellement un commissaire de police tellement effacé qu’on se demande s’il existe !

Quels sont les choix que vous avez faits en tant que Premier ministre et que vous regrettez ?

Je ne vois pas quels regrets je peux avoir. Au contraire, je suis très fier de la façon dont j’ai dirigé le pays entre 1983 et 1995. J’ai sauvé le pays de la banqueroute. Quand j’ai pris la barre, la roupie était dévaluée par 50% et il y avait 100 000 chômeurs. Nous étions endettés jusqu’au cou. Les gens ne pouvaient faire deux repas par jour.

Avec mon équipe, j’ai pris toutes les mesures qu’il fallait pour relancer les piliers économiques ki ti pe al mor. J’ai personnellement introduit de nouveaux piliers, tels que le secteur financier et le port franc. L’industrie du textile a connu un second souffle. Le tourisme a connu un boom et Air Mauritius est devenue une société florissante.

En 2000, j’ai créé la cybercité et lancé le secteur des TIC (Technologies de l’information et de la communication). J’aimerais bien savoir où j’ai failli dans tout ce que j’ai accompli. Enn kiksoz parfwa dimun dir, mo finn sever, dir, hard... Dans un pays, il faut parfois être dur et imposer une discipline du travail bien fait. Il y va de la productivité. Si on ne le fait pas, si on n’applique pas la loi pour tous, il n’y aura pas de paix sociale, pas de développement, pas de prospérité.

C’est vrai, on m’a beaucoup critiqué pour cela. Mo ti pe servi langaz kuma dir mo pou koup ledwa (rires). Me mo pann dir mo pu koup ledwa fizikman. Monn rod dir mo pa pou toler narye. Mo ti sever. Si mo pa ti kumsa, pei la zame ti pou releve, lekonomi zame ti pou inn repran.

Pourquoi tant d’animosité entre Navin Ramgoolam et vous-même ?

Je n’ai jamais cultivé de la haine envers lui. Mo pa finn telma konn li. Mo pa finn frekant li. Je ne connaissais que son père. Sir Seewoosagur me racontait les fraka ki li ti pe fer. Kumsa mem papa la inn aste enn loto nef, li pa oule less li kondir. Papa la dir non, pui linn sede. Kan li pran volan li dir li pou al kraz loto la. La verite linn kraz loto la (rires). Ala ki kalite karakter li ena. Je ne vais pas m’étendre sur ses autres dérapages. À l’étranger. Comme à Maurice (soupirs).

Navin est quelqu’un de très rancunier. Li absoliman kuma enn zanfan gate. Son père, avant sa mort, m’a dit, ainsi qu’à plusieurs personnes, de ne pas le laisser faire de la politique. Ki si less li, sa mem pou pli gran maler sa pei la. Il était encore étudiant quand il est devenu leader de l’opposition. Pendant deux ans, il faisait le va-et-vient entre Londres et Maurice et touchait ses allocations. Ça dit tout sur le type de personne qu’il est.

Ensuite, bien sûr, on s’est critiqué, c’est normal en politique. Quand il a été élu, je l’ai félicité et lui ai souhaité bonne chance. Il a toujours eu une relation empoisonnée avec moi. Nou tou kone kan linn vinn Premie minis an 2005 kuma linn imilie mwa, fer insulte mwa par so partizan an publik. Kuma li dir mwa lev pake ale dan so diskour.

En 2005, je l’ai appelé de nouveau pour le féliciter. Je lui ai dit que je voulais lui parler face-à-face au Réduit, pour lui donner la lettre l’intronisant comme Premier ministre. Il a dit oui. Mais dans l’après-midi, il s’est excusé, disant avoir une prière chez lui.

Moi, je m’étais décidé à lui dire que je sais que nous avions été adversaires et que je peux comprendre que nous ne puissions travailler ensemble. J’avais l’intention de démissionner dans un délai d’un mois. En trouvant une excuse. En évoquant une quelconque raison personnelle. Je ne voulais pas qu’il m’humilie. C’est ce qu’il a choisi de faire. J’ai donc décidé de tini ferm. Il ne pouvait me faire partir sans good grounds. Voyez comme il est malhonnête : pendant un an et demi, il n’est pas venu au Réduit. Il ne m’envoyait aucun document du conseil des ministres. Maintenant, il dit que je lui ai conseillé de ne pas introduire le transport gratuit aussitôt sa prise de pouvoir, ce qui est faux ! C’est un faussaire. Il disait qu’il allait avoir un invité surprise à son meeting, non? Ainsi qu’une bombe. La surprise a été à Vacoas. Moi-même j’ignorais que Kee Chong Li Kwong Wing allait se retrouver sur notre estrade.

Quel est votre pronostic pour le scrutin de demain ?

J’ai fait mon propre assessment. Je n’ai sollicité l’aide de personne. J’ai été partout à travers le pays. Je prévois un minimum de 40 sièges pour nous. Et ça peut augmenter au gré où vont les choses.

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