Affaire Seebun: le MSM s’en remet à la commission électorale et à l’ICAC

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 Sans plainte à la police, Indira Seebun ne serait pas inquiétée outre mesure.

 Sans une plainte faite à la police contre elle, Indira Seebun ne serait pas inquiétée outre mesure.

Le MSM entend bien profiter de la situation délicate dans laquelle se trouve Indira Seebun, au n° 10. L’express a mis en ligne, mercredi, une bande sonore où l’on entend la candidate du PTr proposer de l’argent à une électrice en échange de son soutien. Le parti orange a écrit à l’Independent Commission against Corruption (ICAC) et à l’Electoral Supervisory Comission (ESC) pour dénoncer ce qu’il considère un cas de bribe électoral.

«Nous avons déjà envoyé nos plaintes à l’ICAC et l’ESC, confie à l’express le président du parti, Showkutally Soodhun, mais nous n’avons pas jugé utile de faire une déposition à la police.» Ce dernier explique que son parti a obtenu une copie de la bande sonore et l’a remise aux deux autorités concernées.

Du côté de l’ICAC, on envisageait déjà de démarrer une enquête préliminaire, après avoir établi au préalable si Indira Seebun était bien un public official selon la Prevention of Corruption Act. Quant à l’ESC, elle avait déjà décidé de demander des explications par écrit à Seebun.

Toutefois, sans une plainte faite à la police, l’accusation de bribe électoral ne peut y avoir de suite, l’ESC n’ayant pas le pouvoir d'intenter des poursuites contre des candidats à la députation. Seule l’ICAC, si elle démarre une enquête complète, peut mener l’affaire plus loin sur la base de trafic d’influence.

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