Réunions sectaires: nos politiques violent le code de conduite

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Chinatown a accueilli tour à tour et l’alliance de l’Unité et de la Modernité et l’alliance Lepep lors de cette campagne életorale. © NASURUDIN KERAMUTH

Chinatown a accueilli, tour à tour, et l’alliance de l’Unité et de la Modernité et l’alliance Lepep lors de cette campagne électorale. © NASURUDIN KERAMUTH

Le Premier ministre s’est rendu à Pointe-aux-Piments, dans la soirée du mercredi 3 décembre, pour participer à une réunion de nature sectaire après avoir animé une série de meetings. Une habitude ancrée depuis le début de la campagne électorale.

On a vu plusieurs de nos hommes politiques participer à de nombreuses réunions organisées par des associations socioculturelles ou des regroupements sectaires. Pourtant, c’est une pratique qui est en infraction au code de conduite de la commission électorale, notamment l'article 3.

Le paragraphe 3.3 du code de conduite stipule que tout candidat aux élections générales doit éviter d’organiser «any meeting or gathering where access is prohibited to a section of the electorate on the grounds of religion, ethnicity, caste or race».

Une carte à jouer

Pourtant, il y a eu la réunion d’avant-hier où le Premier ministre était présent. Celle d’Ilot, au Rabindranath Tagore Institute mardi, également. Au Heen Foh Hall, à Chinatown, l’alliance de l’Unité et de la Modernité et l’alliance Lepep ont toutes deux animé des réunions avec une section précise de l’électorat. Comme pour les baz, interdites par le code mais qui poussent comme des champignons après la pluie.

Le fait que le code de conduite n’a pas force de loi est un facteur qui explique le peu de cas qu’en font les représentants respectifs des deux principaux blocs. Toutefois, c’est bien l’Electoral Supervisory Commission (ESC) qui est l’autorité censée de veiller au respect de ce code si on en croit le paragraphe 9.3 où il est précisé ce qui suit : «They (NdlR, les candidats) must undertake to bring information or complaints of breaches of the laws to the relevant authorities and of the Code to the Electoral Supervisory Commission».

Si c’est à l’ESC qu’on doit dénoncer des infractions au code, elle n’a néanmoins qu’une carte trés négligeable  à jouer dans de telles situations : demander simplement des explications par écrit aux candidats concernés.

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