Sébastopol: Bérenger défend Indira Seebun

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Outre l’affaire Seebun, le leader du MMM s’est attaqué à la «crétinerie» de l’ICAC. DEV RAMKHELAWON

Outre l’affaire Seebun, le leader du MMM s’est attaqué à la «crétinerie» de l’ICAC. DEV RAMKHELAWON

Indira Seebun a été victime d’une mauvaise plaisanterie de l’express. C’est, en substance, ce qu’a déclaré Paul Bérenger hier, mercredi 3 décembre lors d’un meeting à Sébastopol. Le leader du MMM prenait la défense de la candidate rouge suivant l’article publié dans nos colonnes hier. Contrairement à Navin Ramgoolam qui n’a pas pipé mot sur la question.
 
Dans l’article en question on retranscrivait un enregistrement sonore où on entend Indira Seebun proposer de l’argent et un permis commercial à une électrice en échange de son soutien. «Enn dimounn ki ti anvi larg enn ti biznes, madam Seebun inn dir li pou donn li enn koudme pou li larg sa ti biznes la, a expliqué le leader des mauves. Si bizin, be li pou akompagn madam la labank. Be kiena ladan fransman?» Selon lui, le fait de titrer «Seebun propose de l’argent à une électrice», relèverait d’une «mesanste».
 
Le leader des mauves a toutefois fait preuve de parcimonie dans ses citations de l’article de l’express. Des phrases comme «mo direktris SMEDA. Saki mo pann kapav fer, mo kapav fer li de fwa plis aster», ou encore «les mo mont sa snak la pou twa» et «Mo donn twa tou larzan ki to bizin», ont été soigneusement omis de son plaidoyer.
 
L’ICAC a également figuré en bonne place dans le discours prononcé par Paul Bérenger à la croisée de Sébastopol. Il a gratifié les officiers d’un cinglant «bann kretin de l’ICAC», en référence à l’affaire de corruption impliquant Ajay Gunness, chef de file et candidat mauve du n° 10. C’est cette affaire, qu’il juge «injuste», qui a coûté son siège à Ajay Gunness en 2010 selon lui. «Sinon Ajay tinn eli dan eleksyon pase, pa ti ena bare sa ! Se akoz l’ICAC so lakizasyon ki sa inn zenn nou pou fer kampagn […] Zordi zot ena enn sans efas sa pese de l’ICAC !» a lancé Paul Bérenger à la foule.
 
La crétinerie alléguée de l’ICAC était moins incommodante dans un autre cas cependant : celui de Pravind Jugnauth, leader du MSM. Paul Bérenger a une nouvelle fois accusé son allié d’hier de faire usage de «delaying tactics» en cour dans l’affaire MedPoint, qui découle pourtant bien d’une enquête de la même ICAC. «Nou respekte lakour nou. Nou pa servi delaying tactics nou. Nou pou demann lakour pas sa prose de Pravind Jugnauth la apre eleksyon. Nou, nou pou netway frod, koripsyon, fini !» a-t-il prévenu.
 
Le leader des mauves, Ajay Gunness à ses côtés, a également raconté qu’à l’époque du Remake, il avait dit qu’il refuserait d’être sur la même estrade que Pravind Jugnauth tant qu’il y aurait une accusation de corruption pesant contre lui. Ce qui l’avait alors poussé à demander un «early trial».
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