Commission électorale: Seebun devra s’expliquer

Avec le soutien de
La candidate rouge, Indira Seebun, devrait comparaître devant l’Electoral Supervisory Commission sous peu.

La candidate rouge, Indira Seebun, devrait comparaître devant l’Electoral Supervisory Commission sous peu.

Si à Sébastopol hier, mercredi 3 décembre, Paul Bérenger a pris sa défense, Indira Seebun devra quand même rendre des comptes à l’Electoral Supervisory Commission (ESC). C’est ce qu’a confirmé hier, le président de cette instance, Yousouf Aboobaker, à l’express.
 
Un courrier sera adressé à la candidate rouge du n° 10 (Montagne-Blanche–Grande-Rivière-Sud-Est), pour qu’elle s’explique sur la bande sonore dans laquelle on peut l’entendre proposer de l’argent et un permis à une électrice. «Je compte envoyer un courrier à Indira Seebun pour demander ses explications et ses commentaires», révèle Yousouf Aboobaker. Et une fois ces explications reçues ? Rien, en bref. «Si le code de conduite avait force de loi, j’aurais pu l’appliquer.»
 
> Indira Seebun proposant de l’argent à une électrice au no 10 afin que celle-ci puisse lancer son commerce.
 
 

Enquête préliminaire

 
 
D’autant plus qu’«après avoir lu votre article, il semble que cette affaire peut constituer une infraction à l’article 64 (1) du Representation of the People Act», confirme-t-il. De plus, l’article 2.1 du code de conduite de l’ESC stipule que les candidats doivent souscrire au principe de «refusal to indulge in bribery or corruption or to unduly influence voters».
 
Il s’appuie également sur l’article 9.1 de ce code de conduite. Il intime aux participants de dénoncer à la police tout cas de bribe électoral, puisque c’est une infraction au Representation of the People Act. «N’importe qui, surtout un candidat, peut faire une déclaration à la police qui doit alors mener une enquête et envoyer le dossier au Directeur des poursuites publiques. Il décidera s’il y a matière à poursuites», explique le président de l’ESC. L’autre option est celle qui a été utilisée pour faire perdre son siège à Ashok Jugnauth après les élections de 2005: contester les résultats par voie de pétition.
 
L’Independent Commission against Corruption (ICAC) pourrait également s’en mêler pour déterminer s’il y a eu trafic d’influence. Les premières étapes d’une enquête préliminaire ont déjà démarré. Il faut d’abord qu’elle établisse si en tant que directrice de la Small and Medium Enterprises Development Authority au moment où elle a fait ses promesses, Indira Seebun était bel et bien un public official, tel que défini par le Prevention of Corruption Act.
Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires