Sommet de la Francophonie: Jean Claude de l’Estrac entame son jour «le plus long»

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Jean-Claude de l’Estrac (à g.) et Michaëlle Jean, candidate du Canada. Celle-ci réunirait les meilleures chances en raison de la force de frappe diplomatique du Canada.

Jean Claude de l’Estrac (à g.) et Michaëlle Jean, candidate du Canada. Celle-ci réunirait les meilleures chances en raison de la force de frappe diplomatique du Canada.

Du Sénégal, Jean Claude de l’Estrac, l’un des cinq candidats au poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), qui regroupe plus d’un tiers des membres de l’ONU, nous a fait la déclaration suivante hier, samedi 29 novembre: «J’entame mon jour le plus long. Tout se joue aujourd’hui. Issue très incertaine...»

Ce week-end, en effet, les caméras du monde francophone sont braquées sur Dakar qui accueille les dirigeants des pays membres de l’OIF. Un rendez-vous qui marquera la nomination du nouveau secrétaire général de l’organisation en remplacement du président sénégalais Abdou Diouf. Selon l’agence de presse sénégalaise, «à 66 ans, ce passionné d’histoire fait figure de candidat sérieux à la succession d’Abdou Diouf (...) Il est également la preuve que le journalisme mène à tout, à condition d’en sortir, selon la célèbre assertion».

Cinq candidats déclarés

C’est à 17 ans que Jean Claude de l’Estrac découvre son attirance pour le journalisme, en lançant avec ses camarades de lycée «Le Flamboyant», une publication dédiée aux écrivains et poètes mauriciens. Par la suite, il rencontre le Dr Philippe Forget, l’un des fondateurs et le rédacteur en chef mythique du journal l’express, qui deviendra son mentor. Ce dernier l’engage en mai 1968 en tant que journaliste-reporter. Cinq ans plus tard, Jean Claude de l’Estrac devient le rédacteur en chef adjoint de ce titre phare. Membre fondateur, puis président et secrétaire général de l’Association des journalistes de l’île Maurice, il joue un rôle crucial dans la préservation de la liberté de la presse et de la démocratie.

Par la suite, il rejoint le MMM et devient tour à tour maire et ministre, avant de créer le RMM, une scission du MMM. En 1995, après une cinglante défaite électorale au no 19 face à Paul Bérenger, il prend la direction des publications de La Sentinelle, dont il diversifie les activités. En juillet 2012, il devient le premier Mauricien à être nommé secrétaire général de la Commission de l’océan Indien.

Le programme que Jean Claude de l’Estrac compte mettre en œuvre, s’il est élu secrétaire général de l’OIF, réserve une place de choix aux orientations économiques et à la problématique de l’industrialisation des pays membres de la Francophonie.

Les autres candidats sont l’ex-président du Burundi, Pierre Buyoya, 64 ans ; Henri Lopes, ex-Premier ministre du Congo-Brazzaville et ambassadeur à Paris, qui est un homme de lettres et un diplomate réputé ; l’Équato-Guinéen Agustin Nze Nfumu, qui est peu connu sur la scène internationale ; et la candidate canadienne d’origine haïtienne Michaëlle Jean, polyglotte, universitaire, avant de devenir journaliste et animatrice à la télévision publique.

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