Cité-Petit-Camp: une «baz» qui incommode les habitants

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Des habitants de Cité-Petit-Camp, à Phoenix,disent qu’ils n’osent pas approcher le propriétaire des lieux, par peur de représailles. © DEV RAMKHELAWON

Des habitants de Cité-Petit-Camp, à Phoenix,disent qu’ils n’osent pas approcher le propriétaire des lieux, par peur de représailles. © DEV RAMKHELAWON 

Qui contrôle les baz ? Les politiciens s’assurent-ils que tout se passe bien dans ces lieux où se rencontrent leurs partisans? C’est ce que se demandent des habitants de Cité-Petit-Camp, à Phoenix. Ils disent être incommodés par la présence d’une baz de l’alliance de l’Unité et de la Modernité dans leur ruelle.

Cela fait deux semaines que le calvaire a commencé, soutiennent les habitants. Cependant, ceux-ci n’osent pas approcher le propriétaire des lieux, dont le garage fait office de baz, par peur de représailles.

Du lundi au vendredi, affirment les habitants, les «activités» commencent vers 16 heures et se prolongent jusqu’à environ 1 heure du matin. En week-end, il n’y a pas d’heure: les activistes, disent nos interlocuteurs, font la fête dès qu’ils le peuvent.

Une habitante indignée raconte même que «pena okenn kozri, pena okenn aktivite ki ena tre a politik dan sa baz-la. Tou bann zafer ilegal ki ou trouve. Ariv 4 er, ou trouv proprieter-la ouver baz, dres latab, poz boutey kouma dir pe atir maler». Elle se demande comment une baz peut-elle opérer hors du contrôle des politiciens.

Un autre habitant fulmine contre ceux qui fréquentent ce garage reconverti et qui, affirme-t-il, ne se préoccupent guère des habitants, qui sont pourtant leurs voisins. «Koze ki ou pe koze dan ou lakaz, ou pa resi tande, al konpran ki kalite tapaz zot fer!» D’autres résidants laissent entendre que le bruit que font les activistes est si élevé qu’on se croirait dans une discothèque: «Sonla zwe a fon sa. Ver 11 er zot bes li inpe me zot ranplas li par tapaz zoure ek domino.»

Ils ont beau faire de leur mieux pour assurer leur sécurité et celle de leurs enfants, mais les habitants déplorent le fait que les partisans trouvent toujours un moyen de leur nuire. «Lafwa dernie, enn zenn garson kinn sou move kalite inn rant dan lakaz enn madam. Pa kone kouma linn fer pou li rantre dan lakaz ti ena de zenn fi. Madam-la abitie travay aswar li. Si li pa ti la sa zour-la, ki ti pou arive?» se demande une habitante.

La situation dérange aussi les jeunes qui doivent réviser pour les examens. «Sa sitiasion-la deranz nou, nou pa kapav konsantre pou revizion. E lorla, bann koze ki bann-la koze, kan ou tann sa ant fami, ou pa kone kot pou met figir», témoigne l’un d’eux.

L’express a tenté de parler au propriétaire de la baz mais il n’était pas disponible pour une réaction.

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