Érosion: la plage de La Preneuse réduite à une peau de chagrin

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Ce canon est complètement recouvert à la marée haute.

Ce canon est complètement recouvert d'eau à marée haute.

Spectaculaire. C’est ainsi que Patrick Rebet, un habitué de La Preneuse, qualifie l’impact de l’érosion côtière sur cette plage publique. La superficie de celle-ci a considérablement diminué. Des travaux de protection sont prévus l’année prochaine.

«Il y a deux ans, la plage était là-bas», souligne Patrick Rebet en pointant le doigt à cinq mètres plus loin, vers le lagon. Aujourd’hui, une bande de sable d’à peine trois mètres de large fait office de plage, le reste se trouvant sous l’eau. Or, elle n’est visible qu’à marée basse; à marée haute, la mer baigne le gazon et les racines des arbres.

De plus, un canon qui se trouvait autrefois sur la plage est complètement recouvert d'eau à marée haute. Et un mur qui était à plus de cinq mètres de la mer, il y a un an, raconte Patrick Rebet, s’est effondré deux mois de cela. Sous l'effet des vagues.

Un dénivellement entre le sable et le gazon, visible à la marée basse, montre la façon dont l’eau gagne du terrain. Il est d’au moins un mètre de profondeur…

D’après Patrick Rebet et d’autres habitants, c’est à la suite des récents développements fonciers, survenus sur la côte entre Tamarin et Rivière-Noire, que le niveau de la mer a bien augmenté. Par contre, du côté du ministère de l’Environnement, on explique que les experts japonais, sollicités pour combattre l’érosion, blâment plutôt le changement climatique car il s'avère que ce phénomène est présent sur d’autres plages aussi.

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