Roshni Mooneeram compte contester l’élection du PM devant l’ICAC

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Roshni Mooneeram a constitué tout un dossier avant d’aller vers l’ICAC.

Roshni Mooneeram a constitué tout un dossier avant d’aller vers l’ICAC.

Après avoir fait une déposition devant l’Independent Commission against Corruption (ICAC), hier, lundi 17 novembre, pour présomption de corruption contre le Premier ministre, Roshni Mooneeram, leader d’Ensam, envisage d’aller plus loin. C’est ni plus, ni moins, une contestation de l’élection de Navin Ramgoolam pour bribe électoral que cette dernière envisage. Elle se base sur les déclarations du Premier ministre et les promesses faites ce dimanche, concernant les subsides aux associations socioculturelles.

«Indépendamment de l’enquête de l’ICAC et de son dénouement, la question du challenge de l’élection de Navin Ramgoolam par un citoyen se pose», explique à l’express José Moirt, avocat de Roshni Mooneeram. Selon ce dernier, les sections 45 et 64 de la Representation of the People Act qui ont servi à l’annulation de l’élection d’Ashock Jugnauth par le passé pourraient être utilisées de nouveau. «L’affaire est même allée devant le Privy Council», rappelle l’avocat.

En quoi consiste exactement cette affaire de bribe électoral ? Elle a pour toile de fond plusieurs déclarations du Premier ministre et du pandit Sungkur rapportées dans la presse, notamment l’express. Le dernier nommé avait déclaré que le Premier ministre lui avait offert un terrain pour son restaurant sur la plage de Trou-aux-Biches et le Premier ministre avait par la suite confirmé: «Kot mo kapav ede, mo ede.» S’ajoute à cela la promesse de duty-free sur les voitures des associations socioculturelles. «ll faut tout associer. Le Premier ministre seul connaissait la date des élections avant d’offrir des terres», avance José Moirt pour mettre en exergue le lien entre l’approche des élections et les terres offertes.

En ce qui concerne la déposition devant l’ICAC, José Moirt explique que sa cliente, Roshni Mooneeram, a «accumulé une série de déclarations de presse du Premier ministre et du pandit Sungkur» pour constituer un dossier. «Sur la base de ces déclarations, il y a présomption selon la section 7 de la Prevention of Corruption Act», indique l’avocat. C’est la section qui concerne le «public official using his office for gratification». Selon l’homme de loi, c’est au «public official» en question de venir démontrer à présent qu’il n’y a pas de «gratification».

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