SAJ à Bel-Air: Ramgoolam accusé d’avoir conclu un deal pour un jet privé

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Le leader de l’alliance Lepep a dénoncé le goût du luxe de Navin Ramgoolam.

Le leader de l’alliance Lepep a dénoncé le goût du luxe de Navin Ramgoolam.

Navin Ramgoolam veut-il être un président de la République possédant son propre jet privé ? C’est ce qu’a affirmé sir Anerood Jugnauth (SAJ), hier, lors d’un congrès au n° 10, à Bel-Air, qui a rassemblé entre 500 et 600 personnes.

Le leader de l’alliance Lepep a allégué que si le plus grand secret entourait encore l’achat des nouveaux avions d’Air Mauritius avec Airbus, c’est que Navin Ramgoolam a inclus un jet privé dans le deal… «Aujourd’hui, ils vont acheter des avions», a-t-il lancé à l’assistance. Ils parlent d’un mari deal, mais ils gardent tout secret. C’est parce que dans ce deal, il y a un jet privé inclus».

Si l’ancien président de la République avait donné des indications sur cette question lors de ses précédents meetings, il n’a pas hésité à formuler une accusation claire et directe cette fois. Accusations qui  font suite aux attaques dépeignant Navin Ramgoolam comme un chef politique qui ne se soucie que de son propre confort et qui a un goût prononcé du luxe. «Kan ou trouv dan komye landrwa dilo pena, misie Ramgoolam so priorite kiete ?»  s'est notamment demandé SAJ  en s'adressant à l’assistance.

La carte d’identité biométrique et le métro léger ont aussi été critiqués comme des projets non prioritaires. «Ti pou fini sinie (NdlR, l’accord sur le financement du métro léger avec l’Inde), erezman nou finn resi fer kale ! Mwa mo dir ou, metro leger pa enn priorite», a expliqué le leader de l’alliance Lepep, rappelant au passage que Paul Bérenger était foncièrement contre ce projet du temps du Remake 2000.

Une bonne partie du discours de SAJ était axée sur ce qu’il considère comme  des dérives autoritaires de Paul Bérenger. «Navin Ramgoolam pa pe menase, Bérenger ki pe menase !» a-t-il  déclaré, en faisant référence aux démarches des syndicalistes du  secteur de la canne et du transport pour une grève.

Lors du discours de Showkutally Soodhun, un peu plus tôt, un membre de l’assistance a fait référence à ces menaces en criant «DPP !» alors que l’orateur parlait du même sujet. «Pankor gagn pouvwar pe menase koumsa ? Ou pa dakor ek li, li dir ou bourik ?» s’est étonné le leader de l’alliance Lepep.

Showkutally Soodhun avait critiqué le fait que Paul Bérenger traite des journalistes de mercenaires, mais SAJ a plutôt choisi de souligner une fois de plus que le leader des Mauves a choisi désormais de défendre la Mauritius Broadcasting Corporation.

Notons, par ailleurs, que quatre journalistes de la télévision nationale se sont fait chasser du congrès, plus tôt dans la soirée, et n’ont pu filmer les principaux discours.

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