Approvisionnement en eau: des opérateurs de camions-citernes volent la CWA

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Un camion de la Central Water Authority. Celle-ci loue aussi les services d’une dizaine d’opérateurs privés. © DEV RAMKHELAWON

Un camion-citerne de la Central Water Authority. Celle-ci loue aussi les services d’une dizaine d’opérateurs privés pour la distribution d'eau. © DEV RAMKHELAWON

Le business de l’eau prend une nouvelle ampleur avec les coupures drastiques dans certaines régions. Cela, au grand bonheur des opérateurs de camions-citernes privés et, parfois, au grand dam de la Central Water Authority (CWA). Car certains de ces opérateurs n’hésitent pas à voler l’eau et se servent gratuitement aux points de forage et aux bornes de l’organisme, allant même jusqu'à pomper l’eau des rivières.

Mahmad Bundhoo, coordinateur responsable de la cellule d’urgence de la CWA, explique que l’organisme fait lui-même appel à des camions-citernes privés. La CWA loue ainsi les services d’une dizaine d’opérateurs. Toutefois, il y a aussi des brebis galeuses chez ceux-ci, affirme notre interlocuteur, et il n’y a pas vraiment moyen de contrôler ce qu’ils font.

Le responsable de la cellule d’urgence explique que des opérateurs tentent souvent de s’approvisionner aux bornes de la CWA sans autorisation : «Nous devons surveiller les bornes et les points d’approvisionnement car ces opérateurs viennent voler l’eau.» Certains vont aussi pomper l’eau des rivières, mais c’est moins courant car en général, c’est plus compliqué que de simplement voler l’eau aux bornes de la CWA...

AUCUN CONTRÔLE

De plus, ces opérateurs indélicats ne peuvent pas garantir que l’eau qu’ils distribuent est sans danger pour les consommateurs. En effet, les camions-citernes enregistrés auprès de la CWA sont contrôlés, tout comme l’eau qu’ils distribuent, qui est testée en laboratoire. Or, les opérateurs non enregistrés ne passent pas ces contrôles.

Quant aux camions-citernes agréés par la CWA, pour pouvoir bénéficier de leurs services, les consommateurs doivent d’abord faire une demande auprès de l’organisme. Ensuite, ils doivent s’acquitter d’une certaine somme pour être inscrits sur la liste des bénéficiaires. Mais si la demande domestique est grande, certains demandeurs, comme les propriétaires d’un business, doivent patienter plus longuement. Au final, le choix d’acheter de l’eau ou pas des opérateurs non enregistrés ne dépend que du consommateur...

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