Bella Amigo à Petit-Raffray

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 HEURE : 19 h 30. Le lieu de rendez-vous : Riche-Terre. Nous avons décidé d’opter pour le covoiturage, histoire de ne pas pomper le carburant et d’apporter notre petite  contribution à la sauvegarde de notre planète bleue. Direction Petit-Raffray. Après 30  minutes passées à avaler le bitume et une petite croisière du côté de La Croisette, notre ami malgache nous fait remarquer que notre île n’est pas si petite qu’elle en a l’air, vue d’en haut. Il doit sûrement avoir le ventre qui crie famine! Nous jetons l’ancre peu après 20 heures. Une fois sur place, nous sommes accueillis par un des capitaines et quelques membres de son équipage, tous affables et impeccablement vêtus. Ceux qui, comme moi, y vont pour la première fois, en prennent plein la vue!  
 
AMBIANCE : Le petit domaine ressemble, en fait, à un parc récréatif. La végétation luxuriante est une véritable oasis de fraîcheur. Il faut savoir que ces lieux étaient autrefois occupés par des champs de cannes, reconvertis avec soin pour l’amour d’un père, Rajoo Parasuraman, aujourd’hui décédé. Cet ancien poissonnier, ou «banian», s’en allait jadis à bicyclette, ses tentes vissées des deux côtés de son deux-roues, dans les rues de Cap-Malheureux. Il aurait été fier de voir cet endroit qui porte son empreinte.   
 
Le banian, l’arbre cette fois, est d’ailleurs le logo du restaurant, qui jouxte une usine de transformation de poisson (non, celle-là ne dégage pas de délicieux fumet contrairement à celle située le long de l’autoroute du nord). À côté, une poissonnerie qui propose des fruits de mer et des oeufs de poisson, une piscine qui donne envie de se jeter à l’eau, une marquise grand format et un centre de conférences. Cela sent le propre. Le bon goût y règne en maître. Le directeur nous invite d’ailleurs à passer en cuisine pour une visite – fait assez rare pour être souligné.  
 
LE REPAS : Les moustaches que nous n’avons pas se dressent. Un de nos convives connaît la carte sur le bout des doigts et pour manger des crustacés, rien de tels que des phalanges que l’on trempe par la suite dans un bol d’eau contenant des rondelles de citron. Nous décidons de suivre les conseils avisés du connaisseur. En entrée: moules gratinées et rouleaux de fruits de mer pour tout le monde. Pour ce qui est du plat principal, après avoir mangé des yeux les produits frais mis à notre disposition, nous optons pour le plateau de fruits de mer ainsi que pour du bourgeois, le bien nommé. Cette «bête» originaire du lagon seychellois est en effet qualifiée de poisson noble, en raison de sa chair ferme, blanche et savoureuse. En guise de dessert: un moelleux au chocolat noir qui nous fait fondre de bonheur. Pour digérer toutes ses émotions gustatives: un  expresso.  
 
SERVICE : L’adjectif qui convient: agréable. C’est peut-être le vin rouge importé exclusivement pour le restaurant qui nous fait tourner la tête, mais nous avons l’impression que les membres du personnel sont heureux de travailler ici, qu’ils le font avec le coeur, bref, qu’ils se sentent comme des poissons dans l’eau. Et ils ont le pied marin.  
 
 
VALUE FOR MONEY : Il est révolu le temps où le kilo de viel rouge se vendait à Rs 36. Contrairement aux années 80, aujourd’hui, il se monnaye à Rs 500, voire plus. La note s’élève à environ Rs 1 800 par personne, hormis les deux bouteilles de vin. Une addition un peu salée diront certains, mais le jeu en vaut largement la chandelle niveau rapport qualité prix, sans oublier la quantité.   
 
PROCHAINE VISITE : Très bientôt, puisque le charme a opéré. On essaiera cette fois-ci d’embarquer un peu plus de collègues…  
 
NOTE : 7,5/10
 
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