White Afternoon, Black Afternoon et Foam Parties: les djeunes mènent la danse

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Sur la plage, dans les rues, dans des minibus, sur les caissons des camions: de petits bonshommes et de petites bonnes femmes surexcités, tous vêtus de blanc. Non, il ne s’agit pas d’adeptes d’une secte, mais bien d’ados qui s’apprêtent à participer à une sacrée soirée : le White Afternoon. Et, alors que les vacances scolaires approchent à grands pas, nombreux sont ceux qui comptent bien y retourner. Entrons dans la danse.

Le jour : dimanche. L’heure et le lieu : 18h30, au Shotz, à Flic-en-Flac. Ambiance cour de récré. Sauf que les uniformes ont cédé la place aux petites robes et aux «body» moulant et aux jeans slim. Les «ti rakout», les  moyens, les plus grands, tous sont venus faire la fête, pas question de se prendre la tête.

Pour ce faire, Jason, 14 ans, n’a pas hésité à «emprunter» la carte bancaire de ses parents. «Je leur ai dit que je sortais avec des copains. J’ai dit que je me rendais à Flic-en-Flac, mais je n’ai pas précisé l’endroit exact», avoue l’adolescent, toutes dents dehors. Ce qu’il compte faire de la carte en question? «Offrir une tournée aux filles ainsi qu’à mes copains», lâche le jeune homme, une pointe de fierté dans la voix. Combien ça coûte? «Environ Rs 150 pour un drink

Direction donc le «centre névralgique» de la boîte : le bar. Qui grouille de djeunes assoiffés. L’alcool coule à flots, les gosiers sont à sec. Les shots, les cocktails, les pintes de bière, tout y passe. Du soda ? Très peu pour eux, merci. Sans poser de question, les barmen et les barmaids abreuvent les ados. Ici, semble-t-il, rien n’est interdit.

Et pas question de «kass nissa», prévient Jamila. «Mes amis et moi adorons ce type de soirée, qui démarre en général à 13 heures et qui dure jusqu’à 23h30 ou minuit à peu près», confie l’adolescente de 16 ans. «Ouuuhhououou!» renchérissent ses potes. Et qu’est-ce qui les attire tant, justement? «Ben ici au moins, on est vraiment entre jeunes. Si on part en boîte, le soir, par exemple, il y a souvent des parents et d’autres vieilles personnes qui vous toisent de haut. On est plus à l’aise ici.»

Quitte à passer pour des rabat-joie, entre-t-on dans ce club comme dans «enn laboutik sinwa»? «Ena bann dimounn lor laport ki fer enn seleksion. Zot get figir ek bataz me pa laz!» souligne Ricky, le boss de la bande. Et d’ajouter : «Ena boukou zeness vinn fer vilin selma, bwar, soule, vomi partou!» Lui, n’est pas de ceux-là, assure-t-il. «Mo vinn chek minn mwa…» Pour impressionner les «didinn», rien de tel qu’un déhanché endiablé sur du Rihanna ou du séga, en passant par de la techno ou du Bob Marley, toujours aussi chébran (branché, NdlR).

Les filles ne sont pas en reste. «On s’amuse grave dans ce genre de soirée, j’en rate rarement une. Mes amies et moi avons demandé la permission à nos parents et nous sommes venues en taxi. Il repassera nous chercher vers 22h30», précise Shirley, 15 ans «et demi». Et comment savoir quand les White Afternoon, Black Afternoon et soirées mousse, entre autres, sont organisées? «On le sait grâce à Facebook ou au bouche-à-oreille.» Et l’école, les cours ou les examens dans tout ça ? «On ne rentre jamais tard, de toute façon. Et puis, nous ne forçons pas trop sur la bouteille.»

En reparlant de ça, le patron des lieux est-il au courant du fait qu’il est interdit de vendre de l’alcool à des mineurs? «Je préfère ne pas faire de commentaire sur les White Afternoon», affirme Popo Hazareesingh, gérant du Shotz.

Du côté de la police, l’on explique que plusieurs descentes ont été effectuées en ce lieu. «La brigade des mineurs et la police de l’environnement leur rendent souvent visite», souligne Darmarajen Mooroogan, Police Press Officer. Rien à signaler? «Non. Pann trouv nanye ziska ler.»

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