Heurts violents dans le quartier de Mong Kok à Hong Kong

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De violents affrontements ont éclaté dans la nuit de samedi à dimanche entre manifestants pro-démocratie et policiers dans le quartier de Mong Kok, à Hong Kong, malgré la confirmation d'une rencontre mardi prochain entre les autorités et les chefs de la contestation étudiante.
 
Peu après minuit, les manifestants, portant casques, lunettes de protection et s'abritant avec des parapluies des tirs de gaz au poivre, ont lancé un nouvel assaut contre les cordons de la police anti-émeute.
 
Après de violentes confrontations près d'un important carrefour du quartier, quelque 400 policiers ont réussi à repousser d'une vingtaine de mètres les manifestants, dont plusieurs ont été interpellés.
 
Carrie Lam, directrice de cabinet du chef de l'exécutif local Leung Chun-ying, a confirmé samedi qu'une rencontre aurait lieu mardi avec les dirigeants de la contestation pour tenter de trouver un règlement à la crise qui se prolonge depuis trois semaines.
 
Cette réunion, a-t-elle précisé, devrait durer deux heures et sera diffusée en direct à la télévision.
 
Délogés vendredi par la police, les manifestants avaient en partie repris samedi matin le terrain perdu à Mong Kok, quartier densément peuplé situé sur le continent, entre les Nouveaux Territoires et la péninsule de Kowloon.
 
Le lieu principal de la contestation, près du siège du pouvoir exécutif dans le quartier d'Admiralty, se trouve lui sur l'île de Hong Kong, de l'autre côté de Victoria Harbour.
 
Rompant trois semaines de silence, le chef de la police de la ville a déclaré samedi que ses troupes avaient été "extrêmement tolérantes" mais qu'elles n'étaient pas parvenues à empêcher les manifestants de devenir "plus radicaux et plus violents".
 
"ACTES ILLÉGAUX"
 
"Ces manifestants pensent peut-être que leurs actes illégaux ont empêché la police d'accomplir son devoir, qu'ils ont perturbé ses déplacements et nous ont même contraints à battre en retraite", a déclaré Andy Tsang.
 
"En apparence, cela peut être le cas. Mais laissez moi vous dire ceci: ces actes illégaux sapent l'Etat de droit, sapent (ce sur quoi) Hong Kong se base pour réussir", a-t-il ajouté.
 
Pour le chef de la police, la réoccupation de Mong Kok "sape gravement l'ordre public et met gravement en péril la sécurité publique".
 
Le mouvement Occupy Central, qui milite depuis des mois pour des élections libres et démocratiques dans l'ancienne colonie britannique, a pris de l'ampleur cet été, lorsque le Parlement chinois a annoncé que seuls quelques candidats "patriotes" préalablement sélectionnés par un comité désigné par le pouvoir pourraient briguer les suffrages des électeurs de Hong Kong lors des prochaines élections, en 2017.
 
La contestation s'est transformée au cours du dernier week-end de septembre en une "révolte des parapluies", en réaction à une violente intervention de la police contre des étudiants.
 
Au plus fort de la contestation, on a compté jusqu'à 100.000 manifestants dans les rues de Hong Kong. Mais le mouvement s'est essoufflé tandis que le soutien dont il disposait parmi la population s'est fragmenté à mesure que les occupations dans l'espace public perturbaient l'activité économique et commerciale.
 
Outre le rassemblement à Mong Kok, un millier de manifestants continuent de camper sur l'île de Hong Kong, sur une avenue à huit voies recouverte de tentes au milieu des gratte-ciel du coeur politique de la ville.
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