Célébration de Divali à la Hindu House: discours religieux à forte tonalité politique

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Navin Ramgoolam, lors de la célébration de la fête de Divali, hier soir à la «Hindu House»

Navin Ramgoolam, lors de la célébration de la fête de Divali, hier soir à la «Hindu House»

Dans une déclaration à la presse, le chef du gouvernement a souligné que c’est clair «ki pli divan pou ena bate kondire». Navin Ramgoolam faisait allusion aux meetings d’hier matin, dimanche 12 octobre. Et lors de son discours à la Hindu House dans la soirée, à l’occasion de la célébration de Divali, il n’a pas manqué tout au long de la cérémonie d’entremêler politique et religion.

Le Premier ministre a dégainé d’emblée. En snobant ouvertement le leader de l’opposition, Pravind Jugnauth, qui était assis au premier rang. Il a, en effet, délibérément omis de mentionner son nom lorsqu’il a salué toutes les personnalités présentes à la Hindu House. Enchaînant sur le Ramayana, il devait en déduire que nul n’est propriétaire d’un pays. Avant de soutenir que «parey kouma Moris, personn pa proprieter sirkonskripsion».

Autres messages : parole donnée, parole sacrée ; la loyauté n’a pas de prix ; et les principes, c’est important.  «Pa rakont zistwar lor dimounn, pa rakont zistwar kan pa kone.» Dans la foulée, il a martelé que le progrès du pays passe nécessairement par l’unité. «Se dan linite ki pou resi. Selman tuzur pou ena bann lafors okult ki pa pou les pei progrese

Tout en faisant référence à la réforme électorale, Navin Ramgoolam a souligné qu’il est choqué de voir que beaucoup de jeunes ne connaissent pas l’histoire du pays et a rappelé que par le passé, certains s’étaient même rendus en Inde pour tenter de dénigrer sir Seewoosagur Ramgoolam auprès de Jawaharlal Nehru, alors que la nation mauricienne était en construction et que le pays aspirait à l’indépendance. «Se bann lafors anti progre anti sanzman e zot konn degize

Vers la fin de son discours, Navin Ramgoolam a encore une fois fait le parallèle entre le Ramayana et la politique. En affirmant que le caractère du roi Ram démontre qu’outre le fait de détenir le pouvoir, un leader doit savoir se servir de son intelligence. «Moris pa fasil pou irize, sirtou bizin bar bann lafors okilt

De son côté, Virendra Ramdhun, président de la Hindu House, a bien fait ressortir que le pays doit rester uni afin de pouvoir progresser. Et dans ce combat, il a affirmé son soutien au Premier ministre. «Ce sont, a-t-il soutenu, les groupes socioculturels qui assurent cette unité.» D’où sa demande pour que ceux-ci reçoivent plus de subvention car «leur travail de gardien de l’unité et de la moralité» est important pour le pays.

Dans une déclaration à la presse, Navin Unnoop et Krit Manohur, dirigeants de la Voice of Hindu (VOH), soulignent, pour leur part, que toutes les régions du pays et que tous les groupes socioculturels soutiennent le Premier ministre. «E bann zen deryer nou», devait lancer Navin Unnoop. Mais il n’a pas manqué de souligner que certains politiciens ont été très critiques envers les groupes socioculturels. «Nou pe vey zot de pre.» La VOH, a-t-il ajouté, fera connaître sa décision le 2 novembre, lors d’un rassemblement à Moka. 

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