Ramgoolam : «Letemps problem Medpoint lever… »

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Navin Ramgoolam affirme avoir «mis de côté ses différences» avec Paul Bérenger afin qu’ils puissent travailler ensemble pour le bien du pays.

Navin Ramgoolam affirme avoir «mis de côté ses différences» avec Paul Bérenger afin qu’ils puissent travailler ensemble pour le bien du pays.   

«Nou  ena enn devoir, enn responsabilité.» C’est ainsi que le leader des Rouges, Navin Ramgoolam, a commenté son alliance avec le MMM lors de son discours dans le cadre du meeting du PTr-MMM, à Quatre-Bornes, ce dimanche 12 octobre. Il a soutenu que pendant les 17 dernières années, ils ont été des adversaires, mais «nous nous sommes respectés». Car le MMM et le PTr sont tous deux des partis socialistes. D’où le fait qu’ils se rejoignent aujourd'hui.

«Nous avons eu des difficultés. Nous avons des personnalités différentes, chacun a son propre style. Mais nous sommes complémentaires. Nous avons choisi de mettre de côté nos différences pour que nous puissions travailler ensemble et moderniser le pays.» Navin Ramgoolam concède que les négociations avant d’aboutir à cette alliance ont été ardues. A tel point qu’il avait même demandé à Paul Bérenger d’aller seul aux élections. Mais «nounn réalisé dans sak élection ena enn gagner enn perdi. Nou, nou bizin lunité». Finalement, le plus important, a-t-il ajouté, c’est d’avoir une majorité forte pour pouvoir «fer Moris franchi sa nouvo letap de sa developman la. Pou enn meyer lavi».

 

> Navin Ramgoolam commentant l’alliance avec le MMM.

Navin Ramgoolam a ensuite fait un plongeon dans le passé, pour démontrer les «complots de sir Anerood Jugnauth». D’abord avec son père au n° 5, pour empêcher sir Seewoosagur Ramgoolam  de se porter candidat dans cette circonscription. «Je me rappelle qu’en 83, SAJ avait comploté pour empêcher SSR de se porter candidat au n°5. Une fois élu, et après avoir chassé le PTr du gouvernement, il est passé à la télévision et a dit : ‘J’ai mis le PTr dans la poubelle de l’Histoire. Moi, je dis à SAJ que ce sera nous qui allons le jeter dans la poubelle de l’Histoire !»

L’ancien président de la République  avait, selon lui, voulu défendre son fils lorsque l’affaire Medpoint a éclaté. «Letemps problem Medpoint lever, bann camarad MMM pe dir zot mem aster zot mem vander…» Et lorsqu’il est rentré au pays, le secrétaire du cabinet lui aurait indiqué que SAJ souhaitait le rencontrer. «Mo dir li mo pou guet li kan mo parer pou guet li. Pas li ki pou dire moi quand pou vine zouine li.»

La rencontre a lieu dans le courant de l’après-midi, raconte le Premier ministre. Et SAJ aurait commencé son discours en lui disant que Pravind Jugnauth est un «imbécile». «Linn dir moi ena enn solution : aret lenquet licac»,  confie Ramgoolam. Sa réaction aurait alors été la suivante : «Mo dir li mi ? Pas li sa.»

Il m’a dit que si je ne le fais pas, je vais au-devant de grands problèmes, a expliqué le PM. «Mo dir li moi zom mo pa per problem. Le soir même j’ai sorti un communiqué pour indiquer que je ne compte pas m’immiscer dans l’enquête.»

Le leader du PTr a également élaboré sur les «mensonges» de SAJ qui a fait croire à Paul Bérenger que des députés rouges  allaient quitter le PTr pour rejoindre le Remake une fois formé. «Me enn rouz pann quitter, mo conn mo bann dimounn.»

Tout comme Paul Bérenger, Navin Ramgoolam a aussi reproché à SAJ d’avoir «insulté plusieurs communautés». «Nou, nou pena disan kominal nou», devait-il avancer.

Elaborant sur l’annonce de Paul Bérenger pour accorder le droit de vote aux jeunes de 16 ans, le leader du PTr a expliqué qu’il veut par là donner la chance à nos jeunes de mûrir. «Plusieurs étaient contre le droit de vote à 18 ans, a-t-il rappelé. L’on disait que les jeunes étaient des rebelles et votaient contre le gouvernement. Mais il faut leur donner leur chance.»

Autre leader de l’alliance Lepep à faire les frais du discours de campagne du chef du gouvernement : Xavier-Luc Duval. «J’ai mis Duval à la tête du ministère de l’Intégration sociale pour qu’il lutte contre la pauvreté. Maintenant, il vient dire qu’il faut se battre pour les pauvres ?» ironise Navin Ramgoolam.

Affirmant que l’alliance PTr-MMM a «une vision, un plan» pour le pays, le Premier ministre a conclu son discours en disant : «Mo donn ou garanti ! Enn sel pei, enn sel nasyon, enn sel destin.»

> Bérenger lors du meeting de l’alliance PTr-MMM à Quatre-Bornes ce dimanche.

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