Les Brésiliens aux urnes, Dilma Rousseff favorite

Avec le soutien de

Les Brésiliens se sont rendus aux urnes ce dimanche pour le premier tour de l'élection présidentielle sans doute parmi les plus serrées depuis le rétablissement de la démocratie, en 1985.

Ce scrutin est aussi le premier depuis que la croissance économique marque le pas, douze ans après l'arrivée au pouvoir du Parti des travailleurs.

Malgré les difficultés économiques et la contestation sociale de l'an dernier, la sortante Dilma Rousseff, héritière de Lula, reste favorite mais devra vraisemblablement passer par un second tour, le 26 octobre.

La plus grande incertitude pèse sur l'identité de son futur adversaire: après un début de campagne en fanfare, l'écologiste Marina Silva n'est plus du tout assurée de devancer le centriste Aecio Neves, qui a l'appui des milieux d'affaires.

"C'est vraiment trop serré pour faire un pronostic. Indécision et frustration favorisent les candidats de l'opposition, mais il n'y a pas vraiment de crise pour justifier une alternance", observe le politologue Rafael Cortez.

Au coude à coude dans les intentions de vote, les deux adversaires de Dilma Rousseff ont promis de renouer avec des politiques favorables aux marchés financiers qu'ils accusent la présidente sortante d'avoir négligés. Ils se sont aussi engagés à accorder davantage d'autonomie à un secteur public dans lequel les scandales de corruption se sont multipliés ces dernières années.

"L'état de nos entreprises publiques est honteux", s'est indigné jeudi Aecio Neves, lors du dernier débat télévisé de la campagne, évoquant la compagnie pétrolière Petrobras en proie à une affaire de pots-de-vin de plusieurs millions de dollars.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires