Au n°3: «Le nettoyage a commencé», dit Bérenger

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Lors d’une «briani party» hier, Paul Bérenger a fait une sortie contre la famille Jugnauth. ©Tony Fine

Lors d’une «briani party» hier, Paul Bérenger a fait une sortie contre la famille Jugnauth. ©Tony Fine

Paul Bérenger en est convaincu : la lutte contre la fraude et la corruption ne sera pas qu’un slogan creux de l’alliance Parti travailliste-Mouvement militant mauricien (PTr-MMM). Intervenant hier soir, mardi 30 septembre, lors d’une briani party à cité-Martial, Plaine-Verte, pour célébrer le 11e anniversaire de son accession au poste suprême, le leader du MMM a pris en exemple l’institution de la commission d’enquête sur les courses hippiques pour soutenir que le grand «nettoyage» qu’il avait promis est en cours.
 
«Pravind Jugnauth ti pe dir Navin Ramgoolam pe blufe… Pa pou ena komision danket», a-t-il lancé à près d’un millier de personnes réunies à l’Al Suffa Centre, dans la circonscription n° 3. Avec l’institution de cette commission d’enquête, dit-il, le président du Mauritius Turf Club (MTC), Gilbert Merven, aurait dû rendre son tablier. «Merven ti bizin demisione ale.»
 
Paul Bérenger est aussi allé plus loin dans ses attaques contre Pravind Jugnauth, le leader du Mouvement socialiste militant (MSM), auquel il s’était allié il y a à peine quelques mois. Surtout sur le dossier MedPoint. Il a expliqué qu’il ne pouvait continuer à «travailler» avec l’ancien ministre des Finances de Navin Ramgoolam parce qu’il a soulevé des points de droit au cours du procès instruit contre lui. Pour le leader mauve, ce n’est ni plus ni moins que des tactiques dilatoires. «Pa rod taktik pou sove», a-t-il lancé.
 
Après s’être attaqué au fils, Paul Bérenger a également pris sir Anerood Jugnauth en grippe. Il s’est de nouveau souvenu que celui-ci s’était engagé dans une campagne communale contre sa personne lors des élections de 1983. Et de glisser, mine de rien, que l’ex-président de la République a voulu revenir, en janvier, sur la promesse que Reza Uteem soit le n° 3 d’un futur gouvernement MSM-MMM. Ce, afin d’y caser Pravind Jugnauth. «Remake kase lor la. Bizin respekte kominote», s’est justifié Paul Bérenger.
 
 
> L'ancien leader de l'opposition commentant la cassure du Remake en janvier dernier.
 
Se disant ému par cette fête donnée en son honneur, l’ex-leader de l’opposition n’a pas manqué de revenir sur son discours de circonstance. «Destin inn oule mo vinn Premie minis. Mo pou revinn Premie minis sa pey la. Mo ena bel bel lambisyon pou sa pey la. Mo pou fer sa pey moris la vinn enn pey far, enn model pou le monde entie», a-t-il ajouté.
 
Dès que le Premier ministre sera au pays, assure Paul Bérenger, les choses vont «s’accélérer». Affirmant que la station de radiotélévision nationale a déjà commencé à revoir la couverture accordée à l’opposition lors du journal télévisé, il a annoncé une série de réformes pour l’avènement de la télévision privée. Il a aussi évoqué la réforme électorale et une loi pour le financement politique, assurant que ces projets étaient en bonne voie lorsqu’il était au gouvernement avec le MSM entre 2000 et 2005, mais que ce parti a tout «saboté».
 
Levant les mains au ciel, indiquant qu’elles sont «propres» après 45 ans de carrière politique, Paul Bérenger a promis que le Serious Fraud Office aura toutes les latitudes pour enquêter «si ena dimoun inn kokin e ena preuv pou poursuiv». Sur le volet économique, il a concédé que la tâche sera difficile. «Lekonomi an pann», a-t-il avoué.
 
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L’alliance PTr-MMM scellée, l’on s’active sur le terrain. Les partis d’opposition ne sont pas en reste. L’heure est à la mobilisation : meetings, réunions nocturnes ou encore les bruits de campagne… Retrouvez toute l’actualité sur ces législatives 2014 sur lexpress.mu.

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