Politique: les organisations socioculturelles en ébullition

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Des dirigeants de différents groupes socioculturels à la Hindu House mardi soir, 23 septembre.

Des dirigeants de différents groupes socioculturels réunis à la Hindu House, mardi soir, 23 septembre.

L’approche des élections législatives donne de l’urticaire aux organisations socioculturelles. Surtout avec une coalition Parti travailliste (PTr) - Mouvement militant mauricien (MMM) d’un côté et l’alliance Mouvement socialiste militant - Parti mauricien social-démocrate - Muvman Liberater de l’autre. Elles se concertent ces jours-ci pour savoir quel camp soutenir.
 
À la faveur d’une rencontre à la Hindu House, mardi soir, pour discuter de l’organisation de la fête Divali, les principaux dirigeants de différents groupes socioculturels hindous ont abordé la délicate question du mot d’ordre à donner pour les prochaines élections générales. La crainte que «les hindous ne sortent perdants» avec une victoire de l’alliance PTr-MMM à l’issue des prochaines élections législatives était au centre de leurs préoccupations.
 
Cette rencontre a permis à Somduth Dulthumun, le président de la Mauritius Sanatan Dharma Temples Federation, de vivement critiquer Paul Bérenger. Il a confié à cet auditoire restreint que le leader du MMM représente une menace pour les groupes socioculturels. Et de déplorer le fait qu’aucun d’entre eux n’ait pris position quand celui-ci l’a récemment insulté.
 
La majorité des personnes présentes à cette rencontre se sont cependant accordées à dire que l’alliance rouge-mauve a toutes les chances de remporter la prochaine joute électorale. Et que c’est cette coalition qui devrait avoir leur bénédiction. Une deuxième rencontre au sommet est prévue dans pas longtemps, toujours autour de la célébration de Divali, avant qu’une décision ne soit prise concernant le mot d’ordre à donner à leurs membres.
 

«Un mal nécessaire»

 
La Voice of Hindu, de son côté, a également tenu une réunion à son siège social, à Quatre-Bornes, mardi soir. Le groupuscule a discuté de la célébration de Doorga Puja. Ainsi que de la tenue d’une assemblée des délégués au Mahatma Gandhi Institute, à Moka, le 2 novembre, à l’occasion de ses 15 ans d’existence. Fidèle au PTr, la Voice of Hindu donnera ce jour-là un mot d’ordre pour les prochaines législatives aux 3 000 personnes invitées pour l’occasion.
 
Quant au Mauritius Ravived Pracharini Sabha – dont le pandit Sungkur, l’ancien président de cette société,  a bénéficié d’une parcelle de la plage publique de Trou-aux-Biches – il prévoit d’organiser une fête pour célébrer ses 80 ans, le 19 octobre. Avec le Premier ministre Navin Ramgoolam et son nouvel allié comme invités.
 
La cérémonie pourrait, toutefois, être renvoyée, à la demande de Paul Bérenger en raison de la campagne électorale qui battra son plein durant cette période. Et du fait qu’il a personnellement pris position contre la présence d’hommes politiques à des cérémonies religieuses.
 
S’agissant de la Fédération créole mauricien qui avait demandé à ses sympathisants de voter «avec leur coeur» aux dernières élections législatives, c’est silence radio. Surtout depuis l’épisode d’août où son président Jocelyn Grégoire s’était laissé aller à dire que ce mouvement devrait sans doute s’inspirer de la culture du «noubanisme» pour que ses membres puissent prétendre à un soutien plus appuyé de l’État. Or, l’État, c’est le gouvernement travailliste qui le représente depuis neuf ans.
 
Bien que fustigées publiquement par les politiciens, ces diverses organisations sont d’un appui considérable pour eux. En privé, ceux-ci concèdent qu’elles sont «un mal nécessaire» pour grappiller des votes.
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