Tamarin: la déviation de la route principale vivement contestée

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(De g.à dr.) Stélio et Sylvestre Labonne ainsi que Jean Sambacaille sont contre la déviation routière mais luttent aussi pour la préservation de la plage de Tamarin.

(De g.à dr.) Stélio et Sylvestre Labonne ainsi que Jean Sambacaille sont contre la déviation routière mais luttent aussi pour la préservation de la plage de Tamarin.

«Nous ne sommes pas qu’un groupe de pêcheurs qui veut contester un projet», dit d’emblée Jean Sambacaille, un des membres du Mouvement et bien-être de pêcheurs de Tamarin. Ce groupe s'évertue de faire, depuis peu, entendre sa voix sur les problèmes touchant cette région. Et il s’élève fortement contre le projet de déviation de la route principale du village. 
 
Évoquant la contestation concernant la déviation routière, les membres du mouvement font remarquer que ce réaménagement obligera les usagers à faire un long détour et aura aussi une incidence sur la sécurité. Ce projet a, en fait, été avalisé par le dernier Conseil des ministres. Cela, suivant la requête d’Ezra, de Kian et de Jayeen Jhuboo, les trois frères directeurs du groupe Trimetys pour la déviation d’un tracé d'une longueur de 450 mètres de la route publique A3 de Rivière-Noire.
 
Cependant, ce n’est pas le seul combat que mène ce collectif citoyen. Les membres disent leur intention d'aborder les autres problèmes qui rongent Tamarin. Ils citent par exemple l’anarchie qui règne sur la plage les week-ends. «L’endroit est très fréquenté et une pagaille y règne. Souvent la route d’accès est complètement obstruée, en raison du nombre de voitures et du manque d’espace pour se garer», dit Stélio Labonne, vice-président du Mouvement et bien-être de pêcheurs Tamarin. Les membres proposent qu’une des voies menant à la plage soit décrétée sens unique et qu’un parking soit aménagé un peu plus loin de la plage.
 
Les responsables de l’association se disent aussi très déçus par l’état de la plage elle-même. «Il y a quelque temps, les lampadaires ont été supprimés et n’ont jamais été remplacés. La plage reste plongée dans le noir. Il y a aussi les bancs en béton qui ont été enlevés», dit Sylvestre Labonne, tout en montrant les lieux où se trouvaient ces infrastructures. Il déplore le fait que certains organismes dégradent la plage au lieu de l’embellir. Les membres de l’association disent aussi leurs inquiétudes concernant certains groupes qui ternissent la réputation de cet endroit en agressant parfois des touristes. «Nous comptons y veiller de près afin que chacun puisse profiter de la plage et se sentir en sécurité», résume Stélio Labonne.
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