Sheila Bunwaree: «La modernité, ce n’est pas l’aéroport ou le métro léger»

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Pour Sheila Bunwaree, il faut «une rupture totale» avec la classe politique actuelle pour apporter un renouveau.

Pour Sheila Bunwaree, il faut «une rupture totale» avec la classe politique actuelle pour apporter un renouveau.

«Ils parlent de pays moderne. Mais la modernité, ce n’est pas l’aéroport ou le métro léger. Ce sont juste des développements infrastructurels. La modernité, c’est le bon sens, quand il n’y a pas de dépenses inutiles. Quand la distribution d’eau se fait 24 heures sur 24, cela vaut plus que le métro léger. La modernité, c’est quand les travailleurs étrangers et locaux ne se font pas exploiter. C’est aussi le civisme, un environnement propre et sans chiens errants, et l’investissement dans la recherche et le développement.» Reprenant elle aussi le slogan de l’alliance PTr-MMM, Sheila Bunwaree, la n°1 du Parti Justice Sociale (PJS), a partagé sa vision d’un «pays moderne» lors d’une conférence de presse à Port-Louis, ce jeudi 25 septembre.

L’ancienne présidente du Muvman Liberater (ML) a également profité de ce moment face à la presse pour s’en prendre de nouveau à Ivan Collendavelloo, son ancien partenaire. Interrogée à son sujet, elle a estimé qu’il est quelque part un «roder bout», car il a décidé de rejoindre le MSM et le PMSD. D’après elle, s’allier à ces partis n’apportera «aucun changement». «C’est la raison pour laquelle j’ai claqué la porte du ML», a expliqué Sheila Bunwaree. Il est nécessaire, selon elle, d’opérer «une rupture totale» avec la classe politique actuelle afin d’assurer un «renouveau».

Interrogée à propos d’une éventuelle alliance du Parti Justice Sociale avec d’autres partis, elle a expliqué que le PJS est «ouvert à ceux qui partagent les mêmes valeurs». Sheila Bunwaree a ensuite lancé un appel à la population, lui demandant de voter «avec intelligence et discernement». «Nous devons nous assurer que nous aurons une opposition forte qui va jouer son rôle de chien de garde», a-t-elle prévenu. La patronne du Parti Justice Sociale a,dans la foulée, plaidé pour «une pédagogie citoyenne par rapport à la chose politique».

Intervenant également, Munsoo Kurrimbaccus, le secrétaire général du parti, a parlé essentiellement de la IIe République et des craintes qu'il entretient pour la démocratie au cas où cette perspective se concrétiserait. «Le président aura le pouvoir absolu, a-t-il fait valoir, et il n’aura de comptes à rendre à personne pendant sept ans».

S’il y arrive et au cas où il n’y aurait pas d’alliance conclue, le Parti Justice Sociale pourrait présenter 60 candidats aux prochaines élections.

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