Fouillé à l’aéroport: Rakesh Gooljaury terroriste?

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Alors qu’il se trouvait au YU Lounge, à l’aéroport, Rakesh Gooljaury a été soumis à une fouille corporelle.

Alors qu’il se trouvait au YU Lounge, à l’aéroport, Rakesh Gooljaury a été soumis à une fouille corporelle.

De manière simultanée, le bureau du Premier ministre et les Casernes centrales ont émis chacun un communiqué hier, en début de soirée, pour confirmer notre Une d’hier, jeudi 12 septembre Celle-ci évoquait la fouille en règle dont a fait l’objet le patron de Fashion Style par une escouade spéciale de l’Anti Drug and Smuggling Unit (ADSU) mardi à l’aéroport.

Les faits dont nous avons fait mention n’ont pas été démentis. Presque mot à mot, même si le premier est en français et le second en anglais, le communiqué du bureau du Premier ministre et celui du commissaire de police indiquent que la fouille sur Rakesh Gooljaury a été motivée… par la mort d’un dirigeant du groupuscule terroriste somalien Al-Shabaab, la semaine dernière. Et qu’en raison d’un risque d’attentat lié au 13e anniversaire de la tragédie du 11 septembre aux États-Unis, la sécurité a été renforcée tant à l’aéroport qu’au port. D’où la fouille sur l’homme d’affaires.

Si la police affirme que l’article de l’express la pousse à révéler des détails d’une opération relevant de la sécurité intérieure, la direction de communication du bureau du Premier ministre nous accuse de ne pas «soutenir l’action énergique des autorités sur une question de sécurité nationale et internationale». Comment soutenir une opération secrète ?

Ni la police, ni la direction de communication du bureau du Premier ministre ne révèle le nombre de personnes soumises à des fouilles et leur identité. Tout est, en fait, ramené à Rakesh Gooljaury. Les autorités, en revanche, accusent l’express de mener campagne contre elles. Ce qui n’est pas le cas.

Nous sommes et demeurerons au service de l’information.

Lire les deux communiqués : «Police security operations in high risk areas» et Fouilles au port et à l’aéroport, le PMO s’explique.

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Au cœur de cette affaire sous les feux de l’actualité: des photos. Celles de Navin Ramgoolam dansant avec Nandanee Soornack, une activiste rouge, publiées en Une de l’express durant le week-end du 13 au 14 septembre. Depuis, les réactions se sont succédé. A commencer par la conférence de presse du PTr condamnant le groupe La Sentinelle.

Cette affaire dépasse le cadre d’une simple danse entre un PM et une activiste. Pour mieux en comprendre les implications, voici une compilation des articles publiés. 

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