Befrienders: «Auparavant on n’avait pas de jeunes de 11 ans qui se suicidaient…»

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(Photo d’illustration) La Journée mondiale de la prévention du suicide sera célébrée le mercredi 10 septembre. Befrienders, association dédiée à la prévention du suicide à Maurice, dit recevoir entre 125 et 130 appels par mois.

(Photo d’illustration) La Journée mondiale de la prévention du suicide sera célébrée le mercredi 10 septembre. Befrienders, association dédiée à la prévention du suicide à Maurice, dit recevoir entre 125 et 130 appels par mois.

Toutes les 40 secondes, une personne met fin à ses jours à travers le monde. A Maurice, 74 personnes se sont suicidées de janvier à août, selon une source exerçant dans le domaine de la santé. Alors que la Journée mondiale de la prévention du suicide sera célébrée demain, mercredi 10 septembre, des associations, comme Befrienders, tirent la sonnette d’alarme, notamment sur le fait que désormais même des enfants commettent cet acte désespéré.
 
«On a été informé du cas d’une fille de 11 ans qui a mis fin à ses jours le mois dernier. Auparavant, il n'y  avait pas des enfants qui se suicidaient, mais maintenant oui, malheureusement», souligne Sheila Cheekhoory, la présidente de Befrienders. Selon elle, ce sont les échecs scolaires et les rapports relationnels conflictuels avec la famille qui poussent, dans de nombreux cas, les jeunes à songer au suicide. La descente aux enfers, pour les adultes, vient des problèmes financiers, de la perte d’un emploi, de l’abus d’alcool ou de drogue ou encore de soucis relationnels.
 
Sheila Cheekhoory explique que «ces personnes ont tellement souffert qu’elles veulent mettre un terme à leur souffrance, faire en sorte que leurs problèmes cessent». Elle indique que Befrienders, qui est dédié à la prévention du suicide à Maurice, reçoit entre 125 et 130 appels par mois.
 
La présidente de l’association indique qu’il y a des signes avant-coureurs. «Sur chaque dix personnes qui se suicident, huit donnent des signes», affirme-t-elle. Quels sont-ils et comment les repérer ? «Les signes peuvent être verbaux. Une personne avec des tendances suicidaires dira qu’elle est fatiguée de la vie. Elle arrêtera de se nourrir ou au contraire sera boulimique et agressive. Elle peut aussi pleurer tout le temps. Elle arrêtera de socialiser, commencera à partager ses objets de valeur, ou deviendra imprudente», dit Sheila Cheekhoory.
 
Pour venir en aide à ces personnes, les actions se multiplient. «Chez nous à Befrienders, on s’active à sensibiliser les gens à ce sujet. Nous faisons le tour de l’île. D’ailleurs, le samedi 14 septembre nous ferons une marche qui débutera à du siège de la Sécurité sociale de Trois-Boutiques, à 10 heures, pour rallier  la Lady Sushil Ramgoolam SSS. Nous voulons dire non au suicide», soutient la présidente de l’association.
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