Bérenger : «Nous n’attendrons pas les élections pour appliquer notre programme gouvernemental» 

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Paul Bérenger a fait une sortie virulente contre les médias lors d’un point de presse ce mardi 9 septembre.

Paul Bérenger a fait une sortie virulente contre les médias lors d’un point de presse ce mardi 9 septembre. 

D’emblée, le leader des Mauves s’est attaqué aux médias dont l’express. En commençant son point de presse ce mardi 9 septembre, il a pris soin de préciser qu’il procède à un tel exercice en raison de la «mauvaise foi» d’une certaine section de la presse.  C’est faux de dire que nous n’avons pas de programme, a-t-il indiqué en substance. Car «nous avons quatre points clés dans notre programme». Paul Bérenger a également clairement indiqué qu’il compte jouer un rôle au sein du pays dès maintenant. «Nous n’allons pas attendre  les élections générales pour appliquer notre programme gouvernemental. Les problèmes d’actualité seront réglés dans l’esprit de ces quatre points clés et dans le strict respect des prérogatives du Premier ministre entre maintenant et les élections générales», a-t-il déclaré. 
 
Les quatre points évoqués par le leader du MMM, comme il l’avait annoncé lors de sa conférence de presse conjointe avec Navin Ramgoolam sont : la consolidation de l’unité nationale, l’approfondissement de la démocratie, la lutte contre la corruption et la relance de l’économie.  Cela illustre le fait que «nous avons trouvé un excellent équilibre entre pouvoir et responsabilité», a ajouté Paul Bérenger en s’attaquant à l’épineuse question du partage des pouvoirs entre le président et le Premier ministre. 
 
Sous la IIe République, le président, a-t-il ajouté, ne disposera que de cinq pouvoirs supplémentaires : la dissolution du Parlement, comme c’est le cas en Inde, le droit de présider le conseil des ministres comme en Turquie, la révocation d’un ministre, et la gestion de la politique étrangère du pays, en étroite collaboration avec le Premier ministre. 
 
Paul Bérenger a aussi énuméré les nominations au sein de la fonction publique où le président aura aussi  son mot à dire : les postes de commissaire de police,  secrétaire du cabinet, secrétaire permanent,   gouverneur de la Banque centrale et ses deux députés, chairperson de la MBC, chairperson du Serious Fraud Office ainsi que ceux qui siégeront au board et le directeur de l’audit .
 
«Nous avons trouvé le meilleur équilibre possible, avec pour résultat qu’il n’y a ni un Premier ministre marionnette ni un président vase à fleurs», a souligné le leader des Mauves. Cela, a-t-il ajouté, au profit de la modernité et de la démocratie car des deux côtés «il y a la volonté de réussir et de faire de notre pays un pays phare».
 
Paul Bérenger a aussi dénoncé une «campagne malsaine» qui serait menée auprès de la communauté musulmane à l’effet qu’elle ne serait pas bien représentée sous la IIe république. Il a prévenu celle-ci de ne pas céder à ce genre de «panique» et d’attendre la liste des nominations.
 

> Paul Bérenger dénonçant une campagne «malsaine» qui aurait lieu au sein de la communauté musulmane.

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