Amakartus: cinq jeunes musiciens réunis autour du metal

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Ces jeunes espèrent lancer leur album «In for the Kill» d’ici le mois d’octobre.

Tout les séparait: différence d’âge, de choix de filière et de carrière. Ces cinq jeunes, habitant la région de Laventure, sont pourtant unis autour d’un même passe-temps, d’un même style musical: le metal.
 
Depuis bientôt quatre ans, ces cinq jeunes diplômés d’université de la région de Laventure vivent leur passion. Ils travaillent avec acharnement sur leur nouvel album. Agés entre 21 et 27 ans, Mahesh Jhudbonunen, Darshan Jeetun, Yovesh Mungur, Miguel Labour et Vichitr Ramchurn font partie du groupe Amakartus depuis 2010. «On s’est rencontré à l’université, on était de différentes facultés. On pratiquait le metal chacun de son côté puis on a décidé de fonder ce groupe», explique Darshan Jeetun.
 
C’est chez ce jeune homme que nous rencontrons le groupe. Dans sa cour, une vieille maison a été aménagée pour leur servir d’antre: c’est là qu’ils se retrouvent pour chanter et jouer de la musique. Une salle a été insonorisée et leur sert de lieu de répétition. Décoré avec des posters et de l’art propre à ce courant musical, ce lieu leur permet de laisser libre cours à leur imagination.
 
C’est dans cet espace que le groupe a conçu son premier album qu’il espère lancer le mois prochain. «In for the Kill», qui contient huit morceaux est, selon les membres du groupe, la somme des expériences vécues. «On traite aussi de la réalité, de la situation actuelle dans le monde», dit Vichitr Ramchurn. Ce n’est pas étonnant de voir revenir souvent des thèmes tels que la guerre, la vengeance, la trahison et les luttes. C’est un album où le groupe, à travers la puissance de ses instruments et de la voix du chanteur, Miguel Labour, traite de cette réalité dans son côté sombre.
 
«Ce sont nos amis et des gens qui nous connaissent qui nous ont encouragés à sortir un album alors que nous, nous jouions pour le plaisir de jouer», raconte Darshan Jeetun. Comme beaucoup de passionnés de musique, ces jeunes sont confrontés à la difficulté de sortir un album. Pour l’enregistrement en studio, ils se sont cotisés car certains travaillent déjà. Néanmoins le problème se pose pour la publication des CD. «Le pressage et l’impression des pochettes nous reviennent très cher», soutient Mahesh Jhudbonunen. Et c’est pour cette raison qu’Amakartus vise l’international, notamment à travers la publication des titres sur Internet via iTunes, par exemple.
 
En effet, ils évoquent également les scènes des grands évènements du hard rock international comme Metal for Africa, ou encore le festival SoundWave en Australie. «Ce sont des plateformes où notre style de musique saura être reconnu et où on pourra se faire davantage connaître», dit Darshan Jeetun. Sur ce plan aussi, il y a eu la barrière économique, mais les membres d’Amakartus se battent pour percer à ce niveau. Car il faut se l’avouer, à Maurice, le public pour le metal-rock est restreint.
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