Madagascar : Virus ebola – Les frontières restent ouvertes

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Roger Kolo pense qu’il n’est pas nécessaire de fermer nos frontières. Il prévoit un fonds d’action budgétisé.

Roger Kolo, Premier ministre et ministre de la Santé publique calme l’opinion sur le virus Ebola. Alors que certains pays du continent ferment leurs portes aux autres pays voisins, suspectés d’être les foyers du virus Ebola, Madagascar n’en envisage pas encore malgré la suspicion des bateaux accostant les côtes, la semaine dernière. Hier, en marge de l’Opération de chirurgies réparatrices à l’hôpital universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona à Ampefi­loha, le docteur Roger Kolo, ministre de la Santé publique l’a fait savoir.


« Pour le moment, la Com­mission de l’Océan Indien avec laquelle on est en contact, ne nous suggère pas encore de fermer les frontières. S’il n’y a pas de danger imminent, on ne va pas le faire. Pour prendre cette décision, il faudra l’assumer, car cela pourra se retourner contre nous après », avance-t-il. Ce haut responsable de la Santé publi­que rassure que personne ne peut pénétrer les frontières Malgaches sans avoir traversé le filtre médical.


Contamination indirecte


Tous les deux jours, depuis une vingtaine de jours, les autorités sanitaires dont le ministère de la Santé publique, l’OMS, l’Institut Pasteur de Madagascar, avec des médecins épidémiologistes seraient en réunion, pour discuter des mesures nécessaires, pour mettre le pays à l’abri du virus Ebola. Ainsi, un fonds d’action budgétisé de 300 000 dollars, soit environ 739 500 000 ariary, dont 10% de la part
de l’État, est alloué pour se préparer à ce fléau qui a fait des milliers de victimes dans le continent. Des plans sont ainsi élaborés pour mener le combat.


« Il y a d’abord l’information, la sensibilisation de la population et la formation du personnel médical sur la maladie et sa prise en charge. Des centres de santé se préparent déjà à accueillir les victimes au cas où le virus frapperait », ajoute un médecin. Même si le virus commence à semer la panique au sein de la population, les autorités rassurent que seul un contact direct ou indirect avec une victime peut le transmettre et non pas l’air.


« Le virus Ebola ne se transmet pas par l’air, mais par un contact direct ou indirect, par exemple, en marchant dans de l’urine d’une personne porteuse du virus. Le virus ne se transmet pas s’il n’y a pas encore de signe clinique comme l’hématémèse (vomissement de sang qui provient des voies digestives) », a conclu le ministre de la Santé publique, le docteur Roger Kolo.

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