Affairisme d’Etat: Nandanee Soornack VVIP malgré elle

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De simple vendeuse, l’ancienne habitante de Carreau-Lalianne jongle ces jours-ci avec plusieurs dizaines de millions de roupies grâce aux contrats de l’état.

De simple vendeuse, l’ancienne habitante de Carreau-Lalianne jongle ces jours-ci avec plusieurs dizaines de millions de roupies grâce aux contrats octroyés par l’État.

De quel statut Nandanee Soornack, 45 ans, jouit-elle auprès des Casernes centrales ? Depuis le retour de Navin Ramgoolam au pouvoir, en 2005, différents services de police ont été mis à contribution pour assurer la «sécurité» de l’ex-vendeuse, devenue prospère grâce aux contrats qui lui ont été alloués par des sociétés d’État.

La relation entre le leader du Parti travailliste (PTr) et l’ex-épouse du receveur d’autobus Sanjiv Oogarah était connue de la presse depuis 11 ans. A l’époque, l’opposition et les agents rouges filtraient des détails à la presse. Cette proximité n’était pas jugée d’intérêt public. Surtout en ce qui concerne des allégations de Sanjiv Oogarah vis-à-vis de Navin Ramgoolam.

Certains journaux ont claqué la porte au salarié de la National Transport Corporation quand il s’est présenté pour porter des accusations contre le chef du gouvernement. Il était devenu un paria quand son «premier» affidavit de divorce a été victime de fuites.

Surveillé de près par une équipe d’un ancien officier de police, connu pour ses méthodes expéditives, Sanjiv Oogarah a subi un harcèlement systématique. Si ce n’est par un groupuscule proche du pouvoir qui a menacé de l’agresser au sabre.

Aux Casernes centrales et à la division des hautes Plaines-Wilhems, Nandanee Soornack figure parmi ceux dont on ne doit pas prononcer le nom. Bien avant qu’elle ne divorce de Sanjiv Oogarah, celui-ci était filé par l’équipe de l’ancien inspecteur, proche du régime travailliste. Il a même été jeté en cellule sans raison aucune et le seul journal à avoir fait état de son calvaire a été le défunt SundayVani de Harish Boodhoo. La fermeture de cet hebdomadaire serait d’ailleurs attribuée à son intérêt pour certains événements survenus au sein de l’ancien couple Oogarah, à Carreau- Laliane, il y a huit ans.

Outre le service de renseignement, qui tombe directement sous le contrôle de Navin Ramgoolam, d’autres unités de la police seraient appelées à assurer une certaine surveillance sur les biens de Nandanee Soornack. Depuis que celle-ci s’est volontairement mise sous les feux des projecteurs, avec son désormais fameux «ou kone kisann la mwa» au collège Maurice Curé, en décembre 2012, deux officiers du Central Criminal Investigation Department sont dépêchés chaque jour devant l’un de ses magasins dans un grand centre commercial situé dans les hautes Plaines-Wilhems. «C’est le même schéma depuis bientôt deux ans. Les agents doivent surveiller des mouvements suspects sur place pour l’on ne sait quelle raison», s’insurge un gradé. Pour ne pas causer des remous inutiles, des agents sont souvent remplacés par ceux du Scene of Crime Office dont le quartier général se trouve à Rose-Hill. Aucun chef de la police n’ose s’interroger sur la mission spéciale, encore moins à communiquer dessus.

Toutefois, à hier, aucune plainte pour intrusion dans la vie privée de Nandanee Soornack ou dans celle de Navin Ramgoolam n’avait encore été portée à la connaissance des Casernes centrales.

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Au cœur de cette affaire sous les feux de l’actualité: des photos. Celles de Navin Ramgoolam dansant avec Nandanee Soornack, une activiste rouge, publiées en Une de l’express durant le week-end du 13 au 14 septembre. Depuis, les réactions se sont succédé. A commencer par la conférence de presse du PTr condamnant le groupe La Sentinelle.

Cette affaire dépasse le cadre d’une simple danse entre un PM et une activiste. Pour mieux en comprendre les implications, voici une compilation des articles publiés. 

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