A l’affiche: Expendables 3

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Résumé

Barney, Christmas et le reste de l’équipe affrontent Conrad Stonebanks, qui fut autrefois le fondateur des Expendables avec Barney. Stonebanks devint par la suite un redoutable trafiquant d’armes, que Barney fut obligé d’abattre… Du moins, c’est ce qu’il croyait. Ayant échappé à la mort, Stonebanks a maintenant pour seul objectif d’éliminer l’équipe des Expendables. Mais Barney a d’autres plans... Il décide d’apporter du sang neuf à son unité spéciale et d’engager de nouveaux équipiers, plus jeunes, plus vifs et plus calés en nouvelles technologies. Cette mission se révèle rapidement un choc des cultures et des générations entre adeptes de la vieille école et experts high-tech. Les Expendables vont livrer leur bataille la plus explosive et la plus personnelle qui soit…

La note : 6/10

On en prend encore plus et on recommence le même numéro mais en frappant plus fort. C’est, en gros, la formule que semble avoir adoptée l’increvable Sylvester Stallone avec sa franchise qui aligne les noms d’anciennes gloires du cinéma d’action et qui rend hommage aux séries B des années 80-90. À l’époque, on consommait à la chaîne des blockbusters hyper cheap et pas très brillants, mais ô combien divertissants, et c’est précisément ce que l’on fait avec cette franchise. Plaisir coupable, certes, mais qui peut résister devant un tel mélange de testostérone, de machisme, d’explosions et de punch lines ?

Les mercenaires du troisième âge reviennent donc plus nombreux dans une troisième fournée qui balance du lourd avec l’arrivée en méchant de Mel Gibson, et celle d’Harrison Ford en commandant autoritaire. L’affiche fait donc frémir de plaisir, même si aucun de ces comédiens n’a su ouvrir un seul film sur son seul nom depuis des lustres (et à voir leur jeu d’acteur, on comprend pourquoi). On retrouve également Wesley Snipes (qui faisait jadis face à Stallone dans  Demolition Man), très loin de sa forme d’antan mais qui assure quand même le minimum. Ce que l’on ne peut pas dire des autres, notamment Stallone himself, qui n’arrive même pas à courir de manière convaincante.

Côté script, c’est le choc des générations avec Stallone essayant d’embrigader une nouvelle équipe, plus fraîche, de baroudeurs prêts à laisser leur peau pour leurs frères, et surtout pour un petit paquet de dollars : Kellan Lutz, Hercule dans La légende d’Hercule, Ronda Rousey, médaillée d’or en Judo aux Jeux olympiques de Pékin, et le boxeur Victor Ortiz, viennent notamment donner du fil à retordre aux anciens. Mais les vraies bonnes additions au casting sont Harrison Ford, qui remplace brillamment Bruce Willis en huile de la CIA, Mel Gibson, qui est juste génial en grand méchant vicieux et cruel, et surtout Antonio Banderas. Ce dernier campe un loser qui a du mal à accepter son vieillissement et apporte une énorme touche humoristique tant son personnage est à mille lieux de tout ce qu’il a pu faire jusqu’ici (et des autres personnages du film).

Ni meilleur ni pire que ses prédécesseurs, Expendables 3 assure au niveau de l’action, avec notamment une longue séquence d’introduction où l’on débarque en pleine action.Les cascades fusent et sont plutôt bien menées par le réalisateur Patrick Hugues, mais son talent doit se tenir en sourdine face au poids écrasant de ses super-stars.

Schwarzenegger, dont le jeu fragile tend à diminuer l’intérêt de son personnage de toute façon périphérique, est sans intérêt, mais Gibson et Ford se taillent la part du lion, avec pourtant moins de temps de présence. Ils rugissent dès qu’ils apparaissent. À voir pour les fans des deux premiers volets et de bons gros films d’action à l’ancienne.

Bande-annonce

Fiche technique

Genre : action, aventure

Durée : 2 h 07

De : Patrick Hughes

Avec : Sylvester Stallone, Jason Statham, Antonio Banderas, Jet Li, Wesley Snipes, Dolph Lundgren, Kelsey Grammer, Randy Couture, Terry Crews, Kellan Lutz, Mel Gibson, Harrison Ford, Arnold Schwarzenegger

Egalement à l'affiche :

À l’affiche: Singham Returns

Salles :

CineKlassic, Ciné Metropolitan, Novelty, MCine

Du 22 au 28 août

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