Navin Ramgoolam: «Lagazet finn vinn komersial»

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Le chef du gouvernement prononçant un discours à l’occasion des 25 ans de l’«Islamic Cultural Centre» hier, jeudi 21 août.

Le chef du gouvernement prononçant un discours à l’occasion des 25 ans de l’«Islamic Cultural Centre» hier, jeudi 21 août.

Le Premier ministre Navin Ramgoolam s’est livré à une violente diatribe contre la presse hier, jeudi 21 août. C’était à l’occasion des 25 ans de l’Islamic Cultural Centre. Il est aussi longuement revenu sur le conflit israélo-palestinien et, évidemment, sur le traitement accordé à cette guerre dans les journaux locaux.

C’est d’ailleurs la guerre entre Israël et la Palestine qui a donné l’occasion à Navin Ramgoolam de tirer ses premiers boulets contre la presse. Alors qu’il a rappelé sa colère contre le massacre des Gazaouis, le Premier ministre a ajouté que la presse mauricienne, selon lui, ne donnait pas assez d’importance aux morts palestiniens: «Mo kritik Israel dan kolez Aleemiah, zot dir mo finn mal koze. Selman kan Gaza ena mort, sa pa fer premye paz lagazet

Il faut éduquer «ces gens»

Navin Ramgoolam a lancé à son auditoire que ce sont les palabres qui font la une des journaux car c’est cela qui fait vendre: «Lagazet finn vinn komersial. Ce n’est pas le droit à l’information, mais le droit à l’argent.» Le Premier ministre a poursuivi sur sa lancée, affirmant qu’il y a des pessimistes à Maurice qui ne trouvent rien à leur goût, pour lesquels rien n’est bon, «surtout moi. Il faut faire l’éducation de ces gens». Il a ajouté que Nita Deerpalsing vient d’avoir affaire à «ces gens» qui l’ont insultée sur les réseaux sociaux. Une voix s’est alors élevée de l’assistance pour préciser: «Akoz l’express !». Ce que devait confirmer Navin Ramgoolam.

 

> Violente sortie du chef du gouvernement contre la presse hier, jeudi 21 août.

Assurant encore une fois qu’il est «l’homme à abattre», le chef du gouvernement s’est dit «désespéré par ces gens-là. Mo papa ti dir bourik pa manz lazle, me ena bourik bizin fer li manz lazle.»

Le Premier ministre, revenant sur le conflit à Gaza, a avancé que la presse est contrôlée, manipulée: «Au lieu d’informer, ils déforment l’information. Ils croient qu’ils peuvent manipuler les gens». Il a déclaré qu’il est dégoûté par les actions d’Israël en Palestine: «Les Palestiniens n’ont pas le droit de défendre leurs terres. Quand ils le font, on les appelle des terroristes !»

Navin Ramgoolam a assuré qu’il a eu le courage de critiquer les États-Unis sur leur territoire et qu’il a fait comprendre à Barack Obama lors d’un dîner officiel qu’il fallait «être du bon côté». Et, que lors de sa visite à la Maison -Blanche, il n’aurait pas manqué de faire part de son mécontentement au président américain par rapport à la position des États-Unis face à Israël.

Commentant un permis de développement au Morne, le leader des Rouges, a souligné que des promoteurs ont intenté un procès à l’État mauricien en ce sens. Ce, après que celui-ci a refusé d’accorder le permis de développement. «Il s’agit d’un site du patrimoine, c’est plus important qu’un hôtel», a-t-il avancé.

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Au cœur de cette affaire sous les feux de l’actualité: des photos. Celles de Navin Ramgoolam dansant avec Nandanee Soornack, une activiste rouge, publiées en Une de l’express durant le week-end du 13 au 14 septembre. Depuis, les réactions se sont succédé. A commencer par la conférence de presse du PTr condamnant le groupe La Sentinelle.

Cette affaire dépasse le cadre d’une simple danse entre un PM et une activiste. Pour mieux en comprendre les implications, voici une compilation des articles publiés. 

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