Initiative écologique: nouvelle fermeture de la pêche à l'ourite à Rodrigues

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A partir de ce lundi 18 août et jusqu’au 20 octobre, les pêcheurs rodriguais ne pourront s’adonner à la pêche à l’ourite.

A partir de ce lundi 18 août et jusqu’au 20 octobre, les pêcheurs rodriguais ne pourront s’adonner à la pêche à l’ourite.

Faire de Rodrigues une île écologique n’est pas possible sans une bonne gestion des ressources naturelles. C’est ce qu’a déclaré Richard Payandee, commissaire à la Pêche de Rodrigues, lors de la fermeture traditionnelle de la pêche à l’ourite, ce lundi 18 août, à Anse-aux-Anglais.

«Lors de la première fermeture, il y a eu des manifestations. Aujourd’hui, c’est devenu normal. C’est extraordinaire», s’est exclamé le commissaire, qui a profité de l’occasion pour lancer un appel à la communauté rodriguaise. Il estime, en effet, que ce projet ne marchera pas sans son concours.

Il a fait un bilan des deux premières éditions, qu’il estime positives, mis à part quelques lacunes. «Tout au long de l’année, il a fallu donner des quotas aux exportateurs tellement il y avait d’ourites. Aujourd’hui, il y a aussi du poisson en abondance parce que nous avons créé des emplois alternatifs pour les pêcheurs à terre pendant la fermeture de la pêche. La mer a eu le temps de respirer, et c’est tout l’écosystème qui en a bénéficié», a-t-il affirmé.

Présent lors de cette cérémonie, Serge Clair, le chef commissaire, a félicité tous ceux qui respectent la mer et la nature en général. Il a fait une sortie contre «seki pe sort Moris pou vinn nouri kordonie dan lakaz poison dan Rodrig».

Interrogé à l’issue de la cérémonie de fermeture, Louis Matienne, un pêcheur de Mont-Charlot comptant 42 ans d’expérience, affirme que cette initiative est fort louable. «La fermeture de la pêche aux ourites est une bonne chose. Si nous ne prenons pas les mesures nécessaires, les prochaines générations ne verront des ourites que sur des photos car il n’y en aura plus dans la mer», estime-t-il. Cependant, le pêcheur note quelques failles dans le système actuel. Il souhaite une meilleure surveillance des activités en mer durant la fermeture, et que des sanctions sévères soient prises contre les fraudeurs. «Bann peser bizin konpran ki pe fer sa pou zot bien osi parski si nepli ena ourite dan lamer se zot mem ki pou perdi», conclut Louis Matienne.

Une grande fête devrait avoir lieu le jour de la réouverture de cette activité, le 20 octobre.

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