L1 : Paris, en échec d'entrée, garde ses mauvaises habitudes

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Décidément, le PSG a beau disposer de moyens colossaux, il est devenu très lent au démarrage depuis son rachat en 2011 par le Qatar.

En trois ans de présence dans la capitale, les dirigeants venus de l'émirat gazier n'ont pas vu leur équipe s'imposer en ouverture du championnat. L'entame de l'exercice 2014-15 n'a pas dérogé à la règle puisque c'est par une prestation très mitigée que les Parisiens ont commencé la défense de leur titre.

En ouvrant le score d'emblée par Zlatan Ibrahimovic (8e), idéalement servi par Javier Pastore, le PSG pensait se diriger vers une victoire aisée et avoir éteint les velléités rémoises. Mais les troupes de Laurent Blanc sont tombées dans une certaine facilité, à l'image de l'occasion en or manquée par Lucas (15e), d'un poteau d'Ibra, seul devant le but vide (18e), et surtout du penalty de la superstar suédoise stoppé par Johnny Placide (19e).

Avec autant de cadeaux, Reims aurait eu tort de ne pas en profiter, ce que n'ont pas manqué de faire Prince Oniangue (22e) et Antoine Devaux (34e). Heureusement, Paris possède un homme providentiel avec Ibrahimovic dont le centre-lob a poussé Placide à la faute (62e).

 Thiago Silva fébrile 

Visiblement, la Coupe du monde est encore dans les jambes parisiennes et Laurent Blanc n'a peut-être pas eu le nez creux en titularisant Thiago Silva, quatre jours seulement après son retour de vacances. Le défenseur brésilien, qui a vécu un calvaire lors du Mondial organisé dans son pays, manque clairement de rythme et a étalé une certaine fébrilité avant de se reprendre au fil de la rencontre.

Est-ce toujours le contre-coup psychologique de l'humiliation subie avec la Seleçao? Il faudra attendre les prochains matches pour en avoir le coeur net mais "le Monstre" ne faisait peur à personne au stade Auguste-Delaune.

Les autres participants à la grande fête brésilienne n'ont pas non plus été très souverains, comme Edinson Cavani ou le duo italien Verratti-Motta, qui n'avait pas son mordant habituel dans l'entre-jeu.

Blanc, qui avait laissé à Paris une partie de ses internationaux concernés par le Mondial (Matuidi, Cabaye, Lavezzi, Maxwell, David Luiz), avait prévenu que le mois d'août serait périlleux en raison des arrivées échelonnées de ses "mondialistes". Il avait vu juste et en dépit d'une possession de balle toujours aussi impressionnante, son équipe a semblé prise de vitesse à chacune des contre-attaques adverses, perdant des ballons chauds au milieu de terrain avant d'être punie.

Les Parisiens peuvent aussi regretter amèrement les énormes occasions gâchées en première période qui auront plombé leur partie et remis en selle les Champenois.

Le PSG s'en sort finalement plutôt bien mais, comme les années précédentes, il va devoir patienter avant de donner sa pleine mesure.

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