Madagascar: Entretien routier -une compagnie pétrolière pointée du doigt

Avec le soutien de

Vingt milliards d’ariary ou plus. C’est, selon les informations émanant du ministère des Travaux publics, le montant des arriérés en matière de taxe unique sur les produits pétroliers. Une situation qui, selon le ministre Roland Ratsiraka, se répercute sur la réalisation des travaux d’entretien routier.

Une compagnie pétrolière a été particulièrement pointée du doigt comme étant la responsable. « Le non-paiement de la taxe unique prélevée sur les produits pétroliers vendus, entraîne du retard dans la réalisation des entretiens des routes. Et cette situation provient d’une seule compagnie. Contrairement aux autres sociétés, cette dernière est en retard sur le paiement de ses arriérés. J’ai rencontré les responsables il y a quelques semaines, ils ont une bonne organisation, et on peut également bien programmer nos actions », a déclaré le ministre, hier, au cours d’une rencontre avec la presse à son ministère, à Anosy. Selon des indiscrétions, une société d’État doit également des dettes à cette compagnie.

Pour cette année, le fonds d’entretien routier est estimé à 40 milliards d’ariary, mais pour le moment, les appels d’offre lancés par le ministère portent sur un total de 20 milliards d’ariary. Or, pour entretenir toutes les routes, il faut un budget de 200 millions de dollars par an.

Quant au budget total disponible pour les travaux de réhabilitation et d’entretien, le ministère annonce une somme de 600 millions de dollars acquis auprès des bailleurs de fonds, que sont l’Union européenne, la Banque mondiale.

La loi des finances rectificative prévoit, par ailleurs, pour le ministère des Tra­vaux publics, un budget de 167 878 265 milliers d’ariary contre 77 938 427 milliers ariary dans la loi des finances rectificative. « Sur les 12 000 kilomètres de routes à Madagascar, 22% seulement sont en bon état, 30% en moyen état et 30% sont en mauvais état. La réhabilitation de toutes les routes est estimé à 2 milliards d’usd. Le budget disponible est donc insuffisant, mais pour combler le gap, le ministère engage des dialogues avec les partenaires techniques et financiers », indique toujours le ministre, en ajoutant que ces derniers sont déjà informés sur la situation des travaux publics. Des travaux ont été toutefois entamés sur la RN2, RN4, RN7 et RN6. D’autres sont prévus pour la remise en état des principales routes dont la RN9, RN3é, RN44 et RN12 A.

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