Sa fille ne serait pas la sienne, l’amant de sa femme se manifeste…

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Bras de fer légal entre un ancien mari et le concubin de l’ex-femme pour la garde d’une fillette de 11 ans. La cour a tranché en faveur de l’ex-mari.

Bras de fer légal entre un ancien mari et le concubin de l’ex-femme pour la garde d’une fillette de 11 ans. La cour a tranché en faveur de l’ex-mari.

Il voulait être reconnu comme le père biologique d’une fillette de 11 ans. Et a même intenté un procès à l’ex-mari de sa compagne. Mais la justice a rejeté sa demande, arguant qu’un tel changement n’était pas dans l’intérêt de l’enfant. 
 
Au centre de cette affaire, une fillette née à la fin de décembre 2003. À sa naissance, elle est déclarée par celui qui était alors le mari de sa mère. Sauf que celle-ci aurait menti à son mari en prétendant qu’elle était enceinte de lui. En réalité, elle est tombée enceinte alors que mari et femme n’avaient pas eu de relations sexuelles depuis trois mois…
 
Depuis la naissance de l’enfant, la mère s’est cependant installée chez son amant. Ce dernier est par conséquent convaincu que la petite est sa fille. C’est pourquoi il s’est soumis à un test de paternité et a déposé les documents relatifs à ce test en cour. 
 
Les prises de sang effectuées à l’étranger confirment une correspondance à seulement 50 %. La Cour suprême a cependant décidé de ne pas statuer sur la question de la paternité. Le juge Pritiviraj Fekna a souligné que même si l’amant pouvait effectivement être considéré comme le père biologique, le reconnaître comme tel ne va pas dans l’intérêt de l’enfant.
 
Le juge a notamment fait ressortir que si la petite fille changeait de père, elle risquait de se trouver privée d’un droit, par exemple d’une propriété, alors que l’amant habite un appartement de la NHDC.
 
Le juge a aussi relevé que l’amant et la femme n’étaient pas mariés, alors qu’ils vivent ensemble depuis 11 ans, la raison évoquée étant le manque de finances. Ce qui pourrait laisser entendre que l’homme n’a pas les moyens suffisants pour reconnaître l’enfant ou qu’il ne souhaite pas vraiment s’engager.
 
En tout cas, ces doutes ont poussé le juge Pritiviraj Fekna à ne pas statuer sur l’affaire. Le père biologique, a affirmé le juge, doit prendre des décisions fermes et concrètes dans
l’intérêt de l’enfant.
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