Kathy Auckburaully: la reine du port de Singapour

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Kathy Auckburaully n’est pas qu’une femme d’affaires à succès, elle est aussi un cordon-bleu. Elle ne cuisine que des plats mauriciens, malgré ses 27 années passées à Singapour.

Kathy Auckburaully n’est pas qu’une femme d’affaires à succès, elle est aussi un cordon-bleu. Elle ne cuisine que des plats mauriciens, malgré ses 27 années passées à Singapour.

Worldwide Shipping Management (S) Pte Ltd est passée en quelques années de simple entreprise familiale à multinationale possédant des antennes à travers toute l’Asie. Derrière le succès de cette compagnie singapourienne se cache une Mauricienne, Kathy Auckburaully, qui travaille avec son mari et sa fille. Voici l’histoire d’une bosseuse qui n’a pas peur de travailler 12 heures par jour et 7 jours sur 7.

En lançant leur compagnie de location et de placement d’équipages pour les navires qui fréquentent le port de Singapour en 2009, les Auckburaully ne savaient pas encore qu’ils avaient commencé à bâtir un empire. «En travaillant dur, nous avons réussi à élargir notre offre de services et la compagnie s’est agrandie de manière significative ces dernières années. Nous avons désormais des bureaux à Dubayy, au Sri Lanka, en Inde, à Yangon et à Jakarta», explique l’entrepreneuse.

Travailler dans le port le plus fréquenté du monde en termes de tonnage, incontournable plateforme du commerce maritime pour le continent asiatique, n’est pas chose aisée. L’immensité des structures et la complexité des procédures exigent une logistique efficace et un esprit capable de s’adapter à toutes les situations. Kathy Auckburaully se targue d’avoir placé, à travers sa compagnie, plus de 500 équipages sur de gros navires à travers le monde. Et l’avenir s’annonce radieux, pense-t-elle. «L’industrie maritime continuera à grandir, estime-t-elle, et Worldwide Shipping Management (S) continuera à y prendre part

«De nombreuses opportunités»

Kathy Auckburaully ne regrette pas une seconde d’avoir déposé ses valises à Singapour. «Cette petite ville», comme elle l’appelle, la fascinait de par sa modernité et la discipline de ses habitants. «La liberté que l’on a ici de marcher dans les rues, de pouvoir prendre un taxi ou le train à toutes heures m’époustoufle toujours. Le respect des femmes est également incroyable, donc je me suis dit que c’est ici que je voulais élever mes enfants», explique-t-elle.

Selon la femme d’affaires, Singapour «n’offre pas seulement plus d’opportunités que Maurice, mais aussi par rapport à de nombreux pays». Avec un marché du travail immense, un secteur éducatif d’avant-garde, des services de santé ultramodernes et un sentiment de sécurité à toute épreuve, c’est «définitivement un privilège» que de vivre sur cette petite île, pense Kathy Auckburaully. Le «seul désavantage», avoue-t-elle, «est le coût de la vie très élevé. Mais, avec les facilités dont nous bénéficions, je ne m’en plains pas!»

 

«Maurice restera pour toujours ma maison»

Kathy Auckburaully, élevée dans une «grande famille» de cinq frères et sœurs à Quatre-Bornes, n’en oublie pas pour autant ses racines. «J’ai ma famille à Maurice, et cette île restera pour toujours ma maison. J’ai fait en sorte que ma fille connaisse sa culture et son pays, et ce même si elle a grandi dans un environnement très différent», affirme-t-elle. Installée à Singapour depuis 27 ans, la businesswoman, qui est aussi un cordon-bleu, avoue avoir, durant toutes ces années, cuisiné uniquement des plats mauriciens.

Experte des bons petits plats locaux, elle confesse non sans fierté que les amis de la famille et les relations de travail «supplient pratiquement» d’être invités à dîner à la table des Auckburaully. «Leur plat préféré est le rougaille camaron ou le poisson salé, que je ramène toujours de Maurice. Je dois en avoir au moins 10 kilos dans le frigo», s’exclame-t-elle.

Interrogée sur les secrets de sa réussite, la Mauricienne ne se fait pas prier pour donner quelques conseils à ceux qui veulent en faire autant : «Il n’y pas de moments opportuns pour se lancer dans une entreprise et pas de raccourcis pour le succès. Tout ce qui compte, c’est de travailler dur et de persévérer, mais aussi de se dédier tout entier à son projet et consentir à faire des sacrifices

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