Avilla Damar: une exposition pour marquer les esprits

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En utilisant le pointillisme, l’artiste a voulu personnifier le métissage.

  En utilisant le pointillisme, l’artiste a voulu personnifier le métissage.  

Du haut de ses 30 ans, Avilla Damar a déjà six expositions en groupe à son actif. Toutefois, c’est le Caudan qui a inauguré sa première exposition solo, intitulée «My Ten-Year Old Palette».  Cette expo, qui se tient du lundi 28 juillet au samedi 2 août, retrace le parcours artistique de la jeune femme.

L’histoire d’amour d’Avilla Damar avec l’art a commencé à l’âge de 15 ans. A l’époque, la jeune femme était élève au collège Maurice Curé. Elle qui penchait pour l’architecture, se découvre soudain une passion sans bornes pour le monde artistique. D’autant qu’une bourse d’étude en Fine Arts obtenue en HSC balaie d’un revers de la main tous ses doutes.

«Je me suis dit que ce n’est pas dans la culture mauricienne de solliciter l’aide des architectes pour bâtir des maisons. Les gens n’ont pas vraiment les moyens pour ça», nous explique la jeune femme.

Après son BA en Fine Arts, la jeune femme enchaîne les expositions en groupe. Elle souhaite transmettre ses idées et ses passions à travers ses coups de pinceaux. Toutefois, elle précise ne pas limiter ses œuvres à son univers. «Il y a des artistes qui limitent leur art à leurs problèmes personnels. Moi, je commence avec cette base et puis je m’oriente vers les problèmes de société», fait ressortir l’artiste.

D’ailleurs, à travers son exposition, Avilla Damar tente de militer contre l’apartheid et de transmettre l’idéal amoureux des femmes, qui se heurte à «un monde sans cœur». Et ce sans pour autant lésiner sur la provocation et la sensualité. «Je fais exprès de provoquer. Je veux marquer les esprits. Je veux que les gens quittent l’expo avec une part de mes œuvres. Après tout, l’art est un thinking process», soutient notre interlocutrice.

Son message ? Elle veut que les gens épousent le métissage pour que la société fasse une croix sur la peur de l’autre. De plus, elle désire inciter les gens à développer le goût de l’art. «Ce n’est pas vraiment dans la culture mauricienne d’aimer l’art. Je veux instaurer cette culture chez nos jeunes. C’est trop tard pour les vieux, mais je peux toujours le faire avec nos jeunes», déclare Avilla Damar.

En attendant que les Mauriciens développent cette culture, Avilla Damar a créé sa page Facebook, Avilla’s Art Wold Page. A travers cette page, elle vend ses œuvres de temps à autre. Sinon, enseignante d’art de métier, elle transmet aux plus jeunes sa passion en salle de classe.

Pour peindre, Avilla Damar utilise l’acrylique et la technique du «mixed media».

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