Mini-amendement au Parlement: une majorité écrasante devrait dire ‘Oui’ ce vendredi soir

Avec le soutien de

Après une Private Notice Question (PNQ) sur la situation énergétique prévalant dans le pays, place aux débats sur le Constitutional (Declaration of Community) (Temporary Provisions) Bill au Parlement ce vendredi 11 juillet. Durant la première tranche, le leader de l’opposition interrogera notamment le Deputy Prime Minister, Rashid Beebeejaun, sur le «black-out» dont a fait mention la Banque africaine de développement dans un récent rapport.

Après la PNQ, c’est Alan Ganoo qui devrait enchaîner avec ses commentaires sur le Constitutional (Declaration of Community) (Temporary Provisions) Bill.

Cette formule qui sera utilisée «temporairement» pour apporter un effective remedy à la plainte de Rezistans ek Alternativ auprès du comité des droits humains des Nations unies, elle est, de l’aveu même de son auteur, la «second best solution». La meilleure solution est, selon l’expert en système électoral Rama Sithanen, le projet de réforme électorale lui-même.

Mais Navin Ramgoolam a décidé qu’il ne peut présenter ce projet de loi à l’Assemblée nationale sans avoir un «mandat du peuple». Il se propose donc de rendre public le projet de loi pour ensuite se présenter devant l’électorat et réclamer une majorité de trois quarts au Parlement pour faire voter la réforme. Une initiative saluée par le leader de l’opposition, Paul Bérenger, qui la juge «honorable».

Les deux hommes ne semblent avoir aucun doute sur l’issue des prochaines législatives. Une victoire écrasante pour l’éventuelle alliance Ptr-MMM. Le leader du MMM va même jusqu’à affirmer que ce sera un 60-0. Le troisième de l’histoire de l’île Maurice indépendante mais  aussi du MMM, aime-t-il à rappeler. Et désormais le «jamais deux sans trois» est devenu son leitmotiv.

Mais qu’adviendra-t-il de la déclaration ethnique obligatoire si d’aventure le prochain gouvernement n’arrive pas à faire élire suffisamment de députés pour voter la réforme électorale ? Est-ce que le prochain gouvernement pourra reconduire le projet de loi temporairement pour de nouvelles élections générales ?

Au vu des passions soulevées par l’amendement transitoire ou mini-amendement, il est peu probable que cette formule puisse être reconduite une seconde fois. Ce qui laisse un flou persistant.

Et la réponse pourrait, une nouvelle fois, venir de Rezistans ek Alternativ. Ce mouvement politique qui aurait affiché une certaine «complaisance », selon le terme utilisé par Paul Bérenger, face au mini-amendement, n’a certainement pas dit son dernier mot.

Les militants «anti-communaux » n’attendent que le moment propice pour réactiver leur capacité de nuisance éprouvée sur une scène politique où pullulent des partis traditionnels qui ont pris l’habitude de privilégier les intérêts immédiats.

Ceux qui s’imaginent que Rezistans ek Alternativ se contentera d’un mini-amendement et abandonnera son procès contre l’État en Cour suprême se trompent. Le mouvement politique de gauche pourra, en toute légalité, modifier sa contestation constitutionnelle en y incluant… le mini-amendement.

«Il n’est pas trop tard pour la réforme électorale», fait ressortir,ces derniers jours, le principal animateur de Rezistans ek Alternativ,Ashok Subron.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires