Eric Guimbeau: «Nous sommes tous Mauriciens»

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Au Parlement ce lundi, Eric Guimbeau a soutenu que ne pas déclarer son appartenance ethnique ne veut nullement dire renier ses origines et ses valeurs ancestrales.

Au Parlement ce lundi, Eric Guimbeau a soutenu que ne pas déclarer son appartenance ethnique ne veut nullement dire renier ses origines et ses valeurs ancestrales.

C’est à travers une allocution empreinte d’un fort  sentiment de mauricianisme que le leader du MMSD s’est adressé aux parlementaires, ce lundi 7 juillet. Eric Guimbeau a notamment soutenu que nous devons «tous nous sentir mauriciens avant tout», et que ne pas déclarer sa communauté en se portant candidat «ne remet pas en cause nos origines ou nos traditions ancestrales». A plusieurs reprises, le député a d’ailleurs lancé «nous sommes tous Mauriciens !»

La présentation d’un texte de loi prévoyant qu’un candidat aux élections n’a pas à décliner son appartenance ethnique aurait également dû contenir l’abolition du Best Loser System, selon lui. «Comment peut-on accepter de ne pas déclarer notre appartenance ethnique sans abolir le BLS ?», s’est-il interrogé.

Il s’est attardé à dénoncer «l’injustice» qui frapperait les candidats qui décideraient de ne pas décliner leur identité communautaire, car «ils ne pourraient être repêchés par les additional seats». Ce qui l’a poussé à qualifier cet amendement d’«anti-démocratique». Eric Guimbeau a aussi regretté le calcul correctif prévu par le texte de loi en cas d’élection d’un candidat non classé : «comment accepter en 2014 que l’on se base sur des calculs communaux ?»

D’après le leader du MMSD, il aurait fallu amener une «vraie réforme électorale» au lieu de faire dans la «demi-mesure». Rappelant le caractère temporel de l’amendement, il a soutenu que rien n’assure que la réforme serait apportée après les prochaines élections. «Rien n’est jamais sûr en politique», a-t-il souligné.

Eric Guimbeau a émis plusieurs propositions, dont la nomination de Best Losers basée sur le nombre de voix qu’ils auront récoltées, peu importe leur communauté, et la tenue d’un référendum sur la question de la réforme pour «un plus grand consensus». «Ne soyons pas que des politiciens qui pensent aux prochaines élections, soyons des hommes d’Etat qui pensent aux futures générations», a conclu le parlementaire.

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