PNQ: Ramgoolam pas contre la divulgation publique des avoirs des députés

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Le but : pouvoir démarrer des enquêtes sur des cas de trafic d’influence ou de conflit d’intérêts. C’est en ce sens qu’un Serious Fraud Office sera mis sur pied, a expliqué le Premier ministre lors de la Private Notice Question (PNQ) de ce lundi 7 juillet axée sur le projet de loi sur la déclaration des avoirs des députés. Répondant aux questions du député Reza Uteem, il a aussi souligné qu’il n’est pas contre le fait que ces déclarations soient accessibles au public.

Navin Ramgoolam a aussi abondé dans le même sens que le leader de l’opposition en soulignant qu’il faut un nouveau départ dans la lutte contre la corruption. Et il a expliqué que plusieurs mesures ont déjà été prises en ce sens, notamment la formation d’une centaine d’Integrity Officers. Le Declaration of Assets Bill ou encore la mise sur pied d’un Serious Fraud Office font aussi partie de ce combat.

Qu’en est-il de l’Independent Commission against Corruption (ICAC) ? Cette dernière sera en fait une division tombant sous le Serious Fraud Office, a expliqué Navin Ramgoolam. Répondant à Paul Bérenger, il a aussi ajouté que ce bureau aura le pouvoir de mener des enquêtes sur des affaires antérieures à sa création.

Le Serious Fraud Office pourra aussi intervenir dans des cas où il y a eu enquête par des Fact-Finding Committees, mais uniquement s’il y a «new and compelling evidence», a précisé le PM en réponse à une question de la députée Maya Hanoomanjee.

Dans le même ordre d’idées, le Premier ministre a expliqué que dans des cas où la provenance d’avoirs ne peut être expliquée au vu des revenus d’un particulier, ce bureau pourra aussi démarrer des enquêtes. «Nous ne sommes pas contre le fait que les gens deviennent riches, mais ils doivent expliquer», a soutenu le Premier ministre.

Evoquant la Declaration of Assets Bill, Navin Ramgoolam a souligné que cette loi concernera aussi les nominés et les prête-noms. Car «c’est trop facile de prendre un nom et de faire des acquisitions».

Pravind Jugnauth s’est, lui, demandé si ces avoirs se réfèrent également à des propriétés à l’étranger. Question à laquelle, le Premier ministre a répondu par l’affirmative.

Le député Kee Chong Lee Kwong Wing s’est intéressé aux Whistle Blowers qui devraient bénéficier d’une plus grande protection. «C’est un problème complexe. Nous devons leur accorder de l’attention mais jusqu’à quel point ?» a répondu le Premier ministre.

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