James Shibduth: le succès après avoir suivi la voie informatique dans les années 70

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Témoin privilégié de l’ascension de l’informatique, James Shibduth est également un grand amateur de tennis qui a officié dans trois finales de Roland-Garros en tant que juge de ligne.

Témoin privilégié de l’ascension de l’informatique, James Shibduth est également un grand amateur de tennis qui a officié dans trois finales de Roland-Garros en tant que juge de ligne.

En quittant son île natale en 1973, à l’âge de 16 ans, pour rejoindre sa mère et sa sœur à Paris, James Shibduth, qui fréquentait à l’époque le collège Royal de Port-Louis, ne connaissait pas encore le parcours exemplaire qui serait le sien.

Ce travailleur acharné obtient néanmoins son Bac D (Sciences naturelles et mathématiques) et une licence en commerce international avec une certaine facilité avant de se lancer dans un domaine qui offrait à l’époque encore peu de débouchés : l’informatique.

Pariant, avec un flair certain, dans le succès de ce secteur révolutionnaire, l’homme d’affaires intègre une boîte modeste en tant que responsable d’achat et fait son premier voyage vers la terre de toutes les réussites : les Etats-Unis.  «J’ai ramené à l’époque le premier disque dur de 10 Moctets. Et oui, cela a existé», se rappelle-t-il. 

Ensuite, «avec des copains, j’ai été actionnaire (petit) de la société Unixsys, qui lance l’ordinateur multitâche UNIX en France en 1981.» Témoin de prime abord de la révolution informatique des années 80, James Shibduth intègre quelques années plus tard cette entreprise, en 1986.

Cette année coïncide également avec le lancement en France de la compagnie Multitech, «qui deviendra Acer». Détaché l’année suivante à Madagascar au poste de directeur des opérations, James Shibduth a l’occasion d’effectuer plusieurs voyages vers Maurice jusqu’en 1992.

De retour en France, l’entrepreneur avisé se lance dans la télécommunication. Il passe «quatre ans dans une société fabricant des plateformes audio tel avec les premiers serveurs vocaux». En 1997, le Mauricien intègre Telehouse, où il obtient le poste de superviseur des ingénieurs. Il grimpe petit à petit les échelons de cette entreprise d’hébergement et de solutions pour le management, et en devient le directeur commercial.

«A mon arrivée, Telehouse faisait 2 millions de francs de chiffre d’affaires. Quand j’ai quitté la société, elle en faisait 10 millions d’euros…» Durant cette période faste, James Shidbuth lance Telehouse 2, «son bébé», et participe également à la connexion de Maurice au câble SAFE et à l’avènement des BPO en tant que conseiller d’Aneerood Jugnauth et de Megh Pillay.

Il est recruté par SAJ en personne en l’an 2000 lors d’une réunion organisée à Paris par le Board of Investment à l’intention de potentiels investisseurs français dans le câble SAFE. «J'ai expliqué à M. Jugnauth pendant la pause café que l'intérêt de Mauritius Telecom était de faire atterrir le SAFE dans un lieu neutre avec présence de tous les opérateurs de télécommunication, plutôt que de se retrouver chez le seul France Telecom… Mr Jugnauth en a vite compris l'intérêt et m'a présenté Mr Pillay. J'ai fait visiter Telehouse à une délégation et il fut ainsi décidé que le POP (point of presence) MT serait installé à Telehouse 1... Ce qui fut achevé vers avril 2001», se souvient James Shibduth.

C’est avec ce bagage et cette expérience exceptionnelle que notre risque-tout parie sur un outsider en 2006 : la boîte de production informatique iiyama France. «A mon arrivée, la boîte était moribonde, on ne lui donnait pas plus de deux ans. En 2013, iiyama a distribué plus de 169 000 moniteurs.» Encore une preuve du flair et de la réussite exceptionnels de l’homme d’affaires, qui ne se résume toutefois pas qu’à sa carrière professionnelle.

Ardent amateur de tennis, James Shibduth est en effet le premier (et le seul) Mauricien à avoir participé à une finale de Roland Garros… pas moins de 3 fois ! Officiant comme juge de ligne, il aura vu de nombreuses stars internationales de la raquette jouer en direct à quelques mètres à peine de lui. «La dernière finale opposait Federer à Soderlink, se souvient-il. Avec le sacre du maître

Egalement accro aux belles pouliches, notre interlocuteur délaisse la petite balle jaune pour les galops et le saut d’obstacle. «Je suis Galop 7, affirme-t-il avec fierté, et malgré mon âge canonique de 57 ans, je n’ai aucun complexe face aux petits jeunes

Marié à une Mauricienne, James Shidbuth est l’heureux papa de deux garçons trentenaires qui semblent bien partis pour réussir aussi bien que leur père. «L’un est diplômé en Droit et travaille comme conseiller juridique, et l’autre a étudié l’Histoire et est professeur de collège et lycée», confie-t-il.

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