Kidnapping à Madagascar: négociations secrètes pour le paiement d’une rançon?

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La voiture du Mauricien, Krishna Rambojun, retrouvée avec la vitre fracassée peu après la disparition de ce dernier.

Le ministère des Affaires étrangères se contente de dire qu’il suit de près l’affaire du kidnapping du Mauricien Krishna Rambojun, à Tananarive, mercredi dernier. Tandis que Maurice n’aurait pas été officiellement informée de ce cas. Que se passe-t-il réellement ? Selon la presse malgache, des négociations «secrètes» seraient menées entre les ravisseurs et les proches de ce directeur financier.

L’express de Madagascar parle des soupçons de la police locale que des pourparlers seraient en cours pour le paiement d’une rançon afin de libérer cet employé de Ucodis, une firme de grande distribution de la Grande île. Leurs doutes se justifieraient par la présence du patron de Krishna Rambojun à Maurice, soit aux côtés des proches de celui-ci.

Ce journal explique que des policiers ont déjà eu affaire à un cas de kidnapping impliquant un employé de cette entreprise mais qu’ils n’ont jamais été avertis. Et qu’une «entente» avait été conclue avec les ravisseurs «en cachette».

Cas de rapts similaires

Pour la police malgache, il est clair que Krishna Rambojun a été victime d’un rapt, la vitre du côté conducteur de son Hyundai ix35 ayant été fracassée. Tout laisse croire qu’un véhicule a percuté l’arrière de son SUV  exprès, d’après les traces de collision relevées sur le pare-chocs.

Krishna Rambojun aurait tenté de s’enfermer dans son tout-terrain, ce qui aurait poussé les ravisseurs à fracasser la vitre afin de l’en extirper. Dans ce genre de cas, seuls les services secrets français seraient plus aptes à aider Maurice à y voir clair, comme cela avait été le cas pour le kidnapping de Benoît Ng Fuk Chong, Operations Manager, et de son épouse  réunionnaise, Maureen, en mai 2012. Dans ce cas, une rançon de 100 000 euros, soit Rs 4 millions, aurait été payée pour les remettre en liberté, ce que les autorités françaises, malgaches et mauriciennes ont toujours refusé de commenter. 

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